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Comment faire pour… recycler ses échecs !

Blog capite corpus - mar, 19/12/2017 - 10:34
  1. Savoir mettre à jour le positif derrière un échec commence par le fait d’identifier, afin de la travailler, une situation récente que vous avez qualifiée d’insuccès.
  2. Listez tous les jugements négatifs sur vous-même que cette évocation crée en vous, que cela soit en termes émotionnels ou factuels.
  3. Passez à l’étape cruciale de l’outil : l’auto-recadrage ! Il s’agit simplement de distinguer votre comportement et votre personnalité, ceci afin de mettre à jour le bénéfice caché derrière la façon que vous avez eu de gérer la situation problématique. Il y a toujours une raison positive à avoir agi d’une manière ou d’une autre même si le résultat est négatif.
  4. Une fois cette prise de conscience faite, évitez de vous remettre en cause en tant que personne et désignez factuellement des agissements à corriger sans les considérer comme des défauts personnels. La nuance est importante afin de ne pas vous placer dans une impasse émotionnelle trop forte.
  5. Enfin, tirez une leçon de votre échec et identifier ce que vous ferez différemment la prochaine fois pour aller vers le succès !

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L’approche cognitive …. ou comment mettre l’apprenant au cœur d’un processus actif d’apprentissage.

Blog capite corpus - lun, 18/12/2017 - 15:15

L’approche cognitive est née d’un constat de difficultés d’assimilation d’informations théoriques de certains adultes en formation. Également utilisées en thérapie, les méthodes dites cognitives ont été mises au point par plusieurs psychologues qui se sont intéressés à notre manière de penser : notre mémoire, nos représentations mentales, nos schémas de pensée, notre attention, notre perception, nos capacités intellectuelles …

Ces méthodes d’apprentissage sont ainsi orientées vers la réorganisation, le changement ou la rééducation des pensées inadaptées bien souvent instinctives et non conscientes.

Les bases récurrentes de l’approche cognitive sont :

  1. L’apprenant est au cœur de la méthode. Son mode de raisonnement et de résolution des problèmes prime sur ses résultats.
  2. Ses erreurs et ses échecs sont cartographiés et servent de base à l’identification des démarches intellectuelles utilisées.
  3. Ses interactions avec son environnement sont intégrées dans l’analyse du développement de ses capacités mentales.

La mise en place d’un médiateur qui facilite la prise de conscience des difficultés, qui mette en exergue les réussites et encourage la recherche de nouvelles solutions.

  • Quelles sont les méthodes principales de développement cognitif ?

Parmi les méthodes utilisées, plusieurs ont fait leur preuve. Voici les trois les plus fréquemment citées :  

  1. L’entrainement mental : cette technique repose sur la mise en parallèle dans les années 30 des modes de pensée des travailleurs manuels versus ceux des travailleurs intellectuels dans un cadre commun de projet social. Le principe est de mettre en coercition un schéma de pensée permettant des savoirs partagés : la recherche d’information, la description, l’analyse, la présentation d’un problème et la mise en relation avec autrui.
  2. Les ateliers de raisonnement logiques : cette méthode est centrée sur l’apprentissage progressif, la remobilisation de schémas de pensée intellectuels nécessaires à l’adaptation, la résolution d’exercices logiques et mathématiques de difficultés progressives et la réappropriation d’un sentiment de compétence intellectuelle.
  3. Le programme d’enrichissement instrumental : à la base créé pour accompagner des migrants israéliens dans les années 50, ce programme repose sur le potentiel d’apprentissage de chaque personne. Il capitalise sur les prérequis intégrés par chaque apprenant, il corrige les processus intellectuels déficients, développe le réflexe de réfléchir avant d’agir et valorise le développement cognitif des individus via un médiateur.  

De manière plus générale, si ces techniques nécessitent la maitrise de leur programme, l’approche cognitive peut se mettre en place en identifiant un mode de fonctionnement simple :  

  • L’apprenant doit être au cœur de son apprentissage, actif dans son désir d’évoluer et conscient de ce qu’il construit.  
  • Il admet qu’il est le fruit d’un cumul de connaissances qui déterminent ce qu’il peut apprendre dans le futur et la façon dont les nouvelles informations seront acquises. Citons ici Jacques Tardif qui indique : « L’apprentissage est l’établissement de liens entre les nouvelles informations et les connaissances antérieures. »  
  • Les connaissances à assimiler doivent être structurées et organisées selon ses propres schémas cognitifs.  
  • Enfin, une formation basée sur la cognition doit intégrer les différents types de catégories de connaissances : les connaissances déclaratives qui sont constituées de faits, de principes et de lois. Elles relèvent de la théorie. Les connaissances procédurales quant à elles correspondent aux actions, aux procédures à mettre en place Elles relèvent des savoir-faire. Enfin les connaissances conditionnelles font appel au contexte : au quand, où et pourquoi. 

En utilisant ces trois niveaux de connaissances, le formateur s’adresse à tous les schémas cognitifs possibles d’un apprenant. 

Article écrit à partir du livre La boite à outils du formateur @Editions d’Organisation. 

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Comment faire pour… faire taire un bavard !

Blog capite corpus - mer, 29/11/2017 - 10:30
  1. Quand on doit recadrer une personne trop bavarde avec douceur mais fermeté, il convient tout d’abord d’oser l’interrompre ! En utilisant une formule type du genre : « Pardon de vous couper mais… ! »
  2. Enchaînez directement par une formule de validation de sa demande et de justification sur ce qui vous amène à mettre fin à son discours : « Je suis désolé(e), je comprend la situation mais j’ai beaucoup de travail ce matin… » Cela vous permettra de ne pas paraître trop abrupt.
  3. Recadrez ensuite le débat avec un reformulation du sujet initial pour replacer votre échange dans une dynamique constructive et efficace.
  4. Si la personne est en attente d’un retour de votre part, donnez vos éléments de réponse de manière factuelle et rapide.
  5. Fiabilisez enfin la bonne compréhension par votre interlocuteur de ce que vous lui avez transmis avant de conclure par une formule de politesse.

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La pensée circulaire, un système d’interaction managériale performant avec l’autre

Blog capite corpus - mar, 28/11/2017 - 12:22

La pensée circulaire est une conception élargie du principe de communication, aussi bien dans l’écoute que l’élocution. Elle repose sur l’idée que la capacité d’interaction génère une énergie qui circule entre tous, elle pose les bases d’un management qui donne et qui reçoit en même temps. Un manager qui utilise cette forme de pensée se positionne comme un acteur du processus de décision et non pas comme le maître autonome dudit processus. Il inclut ses équipes et créé une dynamique de groupe dans la gestion des projets.*

La pensée circulaire vs la pensée linéaire ou binaire

Schématiquement, la pensée circulaire se définit en opposition à la pensée linéaire, ou encore la pensée binaire.

La pensée linéaire repose sur une construction en cause/effet.

La pensée binaire repose sur le oui / non.

Si ces dernières impliquent une forme de narcissisme et de critique latérale, la pensée circulaire valorise au contraire l’implication, la mise en confiance de l’autre, l’innovation. Elle repose sur l’interaction avec l’extérieur, un schéma cyclique entre soi et l’autre.

Source : d’après A.C. et Lavigerie et P. Stern, « Les 7 tentations des dirigeants », Expansion Management Review, mars 2006

Comment l’utiliser ?

La pensée circulaire repose sur trois fondements de fonctionnement :

  • L’exemplarité

Un manager qui souhaite s’inscrire dans la pensée circulaire c’est un manager qui repense la notion d’exemplarité à la lumière du contexte particulier de son service, de son entreprise. En dépassant la vision de ses propres valeurs, il travaille sa vision globale des choses en intégrant les besoins de ses clients, fournisseurs, salariés, actionnaires … Ceci afin de mettre en cohérence l’expression de sa pensée et l’action en cohérence avec la systémique qui l’entoure.

  • L’ouverture et le doute

La pratique de la pensée circulaire par un responsable passe également par l’attention portée aux spécificités et aux contradictions de l’autre. Et l’acceptation de l’idée qu’il puisse être contredit même si cela fragilise à première vue sa position hiérarchique et son autorité. En cultivant le doute, il ne rentre ainsi pas dans le schéma binaire du manager qui a tout pouvoir et il s’autorise à dire qu’il ne sait pas ou qu’un autre sait mieux que lui.

  • La communication engagée

Enfin, s’engager dans la pensée circulaire, c’est donner aux autres la possibilité de s’exprimer sans crainte d’un jugement. C’est se mettre en position d’écoute bienveillante et partager une quête de sens commun.

Les avantages de la pensée circulaire
  • La création d’un climat de confiance propice aux échanges
  • La responsabilisation de vos collaborateurs en les positionnant comme des acteurs d’une réflexion commune
  • L’implication de tous les membres de votre équipe sans exception

 

*sources de l’article : La boîte à outils du management, Edition Dunod

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D’objectifs de formation à objectifs pédagogiques… quelle complémentarité ?

Blog capite corpus - mer, 22/11/2017 - 09:48

Quel professionnel de la formation n’a pas déjà débattu sur la différence entre un objectif de formation et un objectif pédagogique ?! Loin des débats conceptuels faisons un zoom pratique et opérationnel pour distinguer ces deux types d’objectifs constitutifs de tout programme de formation :

  • D’un côté : les objectifs de formation doivent exprimer ce que le formé doit apprendre, des capacités = « l’ensemble des performances constatées qui peuvent être définies par un ou des référentiels de contenu de formation ».
  • D’un autre : les objectifs pédagogiques doivent définir ce que l’apprenant doit être capable de faire dans une situation professionnelle, on parle alors des compétences = « la mise en œuvre des capacités en situation professionnelle qui permettent d’exercer convenablement une fonction ou une activité ».
Comment définir les objectifs de formation

Ils sont l’élément fondamental du cahier des charges. On les exprime généralement en termes de :

  • SAVOIR : un ensemble de connaissances théoriques et pratiques.
  • SAVOIR-FAIRE : la mise en œuvre de ce savoir pour une réalisation spécifique
  • SAVOIR-ETRE : l’ensemble de comportement et d’attitudes qui doivent accompagner des situations préétablies.

Afin de correctement les formuler, vous pouvez partir de questions types : « Cette formation va permettre à mes équipes de … afin de … » ou « Au terme de la formation, le participant saura … afin …de … ».

Les réponses devraient vous donner des besoins de capacités exprimées avec des verbes types : connaitre, savoir, comprendre, réfléchir ….

Le « afin de » vous permettra également de relier les objectifs de la formation à ceux du promoteur de la formation. C’est à partir de ces objectifs de formation que le formateur formulera les objectifs pédagogiques adaptés.

Les objectifs pédagogiques

Un objectif pédagogique sert à construire et à conduire l’action de formation et à évaluer les capacités acquises. Il s’agit de déterminer ce qui sera comprit, produit et décidé. L’objectif pédagogique engage l’apprenant et le programme de formation de manière factuelle.

Ainsi un bon objectif pédagogique :

  • fournit la direction à prendre pour l’action,
  • sert de point de départ au formateur qui va définir le contenu, la progression les méthodes et les outils de formation adaptées,
  • indique les critères de validation de la future compétence de l’apprenant.

Afin de correctement les formuler, il convient de répondre à ces questions types : « A la fin de la formation, les participants sauront … » ou « A l’issue de la formation, de quoi seront capables les participants … » ?

Soyez également vigilant au degré de précision dans votre définition d’un objectif pédagogique. Il devra en effet contenir :

– le domaine d’activité visé (logiciel, commercial, procédure, …)

– la nature des acquis grâce à des verbes d’action à l’infinitif comme : décrire, évaluer, différencier, construire, présenter, …

– le niveau de complexité des acquis : capacités, comportement, niveau d’autonomie, …

– le contexte ou les conditions de réalisation.

Enfin soyez attentif à ne pas formuler vos objectifs pédagogiques en fonction de l’action de l’animateur mais bien en fonction des résultats recherchés chez les participants.

Pour résumer
  • Un objectif pédagogique définit une compétence, il se décrit en termes de savoir, savoir-faire et savoir-être, principalement grâce à des mots décrivant une habileté intellectuelle.
  • Un objectif de formation définit une capacité, il se définit avec des verbes d’action et sert de critère d’évaluation de la formation.

 

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Le scénario catastrophe ou comment imaginer le pire pour résoudre une problématique !

Blog capite corpus - mer, 08/11/2017 - 09:25

Se trouver face à un obstacle, un problème, un cas difficile, une situation inconnue … Un état de fait peu confortable qui génère bien souvent du stress !

Einstein disait : « On ne peut pas résoudre un problème en adoptant le même schéma de pensée que celui qui l’a créé ». Autrement dit, la manière dont nous envisageons une difficulté limite en tant que telle la manière dont nous envisageons ses solutions.

Il existe un outil appelé le scénario catastrophe qui consiste à utiliser les ressources de votre esprit critique négatif, ceci afin d’en tirer des pistes créatives et surtout des parades.  En perturbant votre cadre de référence, l’inattendu engendre de nouvelles idées.

Les étapes de la mise en place d’un scénario catastrophe

Pour bien comprendre les différentes étapes d’un scénario catastrophe, imaginons une situation professionnelle réaliste :

Votre situation : vous êtes amené à prendre la parole devant un groupe de personnes et cela provoque un grand état de stress chez vous.

Votre scénario catastrophe :

Le problème

Identifiez la problématique particulière sous forme de question positive :

Ex : Comment capter et garder l’attention de mon auditoire ?

La catastrophe

Posez-vous la même question mais de manière négative :

Ex : Comment faire en sorte de démobiliser tout mon auditoire ?

Les implications

Listez toutes les conséquences possibles :

Ex : Je ne vais pas parler assez fort, je vais bégayer, je vais perdre mes mots et mon auditoire va perdre le fil de ce que j’explique, personne ne va retenir mon message, je vais passer pour un incompétent…

Les antidotes

Trouvez toutes les solutions concrètes pour empêcher que ces conséquences ne surviennent :

Ex : je vais préparer ma voix, je vais m’entraîner, je vais écrire mon discours en mot à mot, je vais insérer des phrases d’accroches pour capter l’attention, je vais utiliser d’autres outils de gestion de prise de parole en public, …. Et je vais, de fait, être compétent !

Attention cependant, dans un cas trop personnel ou si vous restez bloqués à l’étape numéro 3, n’insistez pas ! Ne rendez pas la situation plus anxiogène …

D’autres méthodes de gestion du stress ou de développement de potentiel créatif existent !

Les bienfaits du scénario catastrophe
  • Élargir le champ des possibles lors d’un brainstorming
  • Identifier les pièges dans un plan d’actions et anticiper ses résolutions
  • Préparer un argumentaire de vente et ses idées
  • Résoudre un problème relativement simple

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Poser les bonnes questions au bon moment et de la bonne manière… Sherlock, es-tu là ?!

Blog capite corpus - mar, 31/10/2017 - 17:13

Poser une question et obtenir une réponse, un fondement simple et essentiel dans tout schéma de communication … Mais saviez-vous que le questionnement pouvait être plus qu’une simple figure de rhétorique ? Et que savoir bien poser une question au bon moment et de la bonne manière relevait d’un savoir-faire technique et vous donnait un outil efficace est pertinent pour vos échanges avec vos collaborateurs ?

Savoir poser une question vous permet d’obtenir la réponse dont vous avez besoin pour avancer. Questionner, c’est se mettre en position d’écoute active et orienter l’autre vers une communication constructive.

Quatre méthodes sont à connaître pour devenir un vrai Sherlock Homes en entreprise !

Les types de question

Choisir son type de question, c’est par définition définir le type de réponse qu’on attend. Habituellement, on classe les questions selon six genres différents :

  • La question fermée qui restreint la réponse à un Oui ou un Non.

Ex : Est-ce que cela vous convient ?  Est-ce que ce projet vous intéresse ?

Cette question à l’avantage d’induire un positionnement sans ambivalence par rapport à un sujet ou une personne. 

  • La question ouverte qui a l’inverse de la question fermée obtient une réponse développée et argumentée.

Ex : Toutes les questions qui commencent par un Pourquoi ou un Comment.

Ce type de question oblige votre interlocuteur à approfondir sa pensée.

  • Les questions alternatives qui laissent le choix ouvert.

Ex : Préférez-vous une réunion mardi ou jeudi ?

Ce type de question n’offre que deux alternatives, elles permettent de diriger un choix. Elles sont également beaucoup utilisées dans les sondages.

  • Les questions relais qui font appel à une tierce personne pour ajouter un point de vue.

Ex : Et vous, comment répondriez-vous à cette question ?

Elles permettent de faire participer d’autres intervenants et de varier les opinions sur un seul et même sujet.

  • La question miroir qui renvoie la question à l’émetteur.

Ex : Et vous-même, qu’en pensez-vous ?

Elles vous évitent, en tant que récepteur, de répondre directement à la question. Attention cependant, cette technique est souvent apparentée à une forme de manipulation ou révélatrice d’une personne qui fuit la discussion.

  • La question écho qui rebondit sur la question initiale.

Ex : Vous croyez donc que la situation est compliquée ?

Elle vous permettra de sonder l’autre et d’avoir son avis sur sa propre question.

L’ordre des questions

L’ordre des questions peut influencer les réponses ! Agencées les unes par rapport aux autres, elles interagissent et créer un effet de contexte. C’est-à-dire quand la réponse à une question B et influencée par le contenu de la réponse à la question A. Réfléchir sur l’ordre de vos questions est particulièrement important lors d’une enquête de satisfaction ou d’un questionnaire préparatoire à un bilan annuel.

Ex : Si j’ai répondu cela à la question 1, je ne peux pas me contredire dans la réponse à la question 2.

Vous avez des doutes ? On vous donne un exemple pratique :

Dans un ouvrage des années 90*, deux questions sont posées :

a – Trouvez-vous normal ou pas normal que les étrangers résidant et travaillant en France depuis quelques années votent aux élections municipales ?

b – Trouvez-vous normal ou pas normal qu’il y ait des mosquées en France ?

Lorsque la question a est posée avant la question b, 40% des personnes interrogées ont répondu favorablement à la question a mais ce pourcentage tombe à 31% lorsque la question b est posée avant la question a !

Explication : si on commence par parler du droit de vote, on donne au mot « étranger » une signification très large alors que si on commence par parler des mosquées, on donne au mot « étranger » un sens plus restreint en se focalisant sur les musulmans.**

Si vous souhaitez rester neutre dans votre manière de questionner, la technique dite de l’entonnoir est un bon moyen de ne pas influencer les réponses en passant des questions de détail à des questions générales.

La manière de les poser

Le troisième critère repose sur la formulation même de vos questions.

  • Le vocabulaire : plus les mots sont simples, mieux la question sera comprise et la réponse précise. Si vous utilisez des mots de spécialiste, vous risquez de perdre voire de bloquer votre interlocuteur. De la même manière, veillez à utiliser des mots objectifs et impartiaux afin de ne pas influencer ou connoter la réponse.
  • La longueur de vos questions : favorisez des questions courtes qui contiennent une seule information interrogative à la fois. Dans le cas contraire vous risquez fortement d’égarer la personne en face de vous !
  • La formule interronégative : c’est bien connu, une question qui commence par une négation du type « ne pensez-vous pas » ou « vous ne voulez quand même pas que je » …, conditionne plus une réponse positive que négative. On parle alors de question rhétorique qui attend plus une confirmation qu’une réponse libre. Et qui met une forme de pression sur votre allocutaire.
Le schéma de Lasswell

Le modèle de Lasswell est d’une simplicité d’enfant ! Il permet une investigation complète sur une thématique identifiée, en se basant sur des questions élémentaires et directes :

QUI ?

QUOI ?

OU ?

QUAND ?

COMMENT ?

POURQUOI ?

Un schéma quelque peu directif mais qui offre une grande latitude de réponse à votre interlocuteur si le sujet le permet !

Savoir bien questionner votre interlocuteur, c’est ?
  • Adapter le type de ses questions au type de réponse souhaitée
  • Être vigilant à l’ordre des questions
  • Soigner la présentation de la question
  • Aller à l’essentiel pour avoir une vision globale d’un sujet

 

*Grémy Jean-Paul. Questions et réponses : quelques résultats sur les effets de la formulation des questions dans les sondages. In:Sociétés contemporaines N°16, Décembre 1993

*issu de l’article :

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Comment nos capteurs d’interaction influent notre perception de l’autre… et inversement !

Blog capite corpus - ven, 20/10/2017 - 10:47

Tout processus de communication repose sur une situation d’interactions. Interactions entre soi et un/des individu(s) dans un contexte et dans des circonstances particulières. Percevoir l’autre et son environnement est un principe élémentaire qui teinte donc notre relation avec lui de manière intuitive. Et engendre automatiquement la fameuse « première impression » avant de définir une étiquette à la personne en face de vous qui va conditionner la suite de votre relation.

Notre communication est ainsi dite interactive puisqu’elle est déterminée par nos capteurs sensoriels donc dépendante de notre manière de percevoir. Elle intègre automatiquement notre environnement, s’accorde aux circonstances tout en véhiculant intuitivement des valeurs qui vont composer nos attitudes.*

Quels sont les capteurs relationnels principaux et comment ils nous informent sur l’autre ?
  1. DIMENSION 

Plus un élément de notre entourage est important en taille et en volume plus nous le remarquons.

  1. INTENSITE

Plus un bruit est fort, plus il attire notre attention, plus une lumière est intense, plus elle est visible.

  1. REPETITION

Plus une information est dite plusieurs fois plus elle est bien mémorisée.

  1. CONTRASTE

Plus une personne ou une situation est différente de ce qui l’entoure, plus elle sera intégrée par notre cerveau.

  1. ORIGINALITE

Plus un élément sera surprenant plus il attisera notre curiosité et notre intérêt.

  1. MOUVEMENT

Plus un individu sera dans le mouvement plus il captera notre attention.

Ces six critères identifiés, ils conditionnent fortement notre manière de voir les choses et de nous positionner. Pour induire une bonne impression, nous avons donc à notre disposition plusieurs leviers à actionner :

Les leviers de nos capteurs relationnels
  • Prendre de place au sens propre comme figuré sur une scène ou dans une réunion par exemple
  • parler plus fort à un moment donné
  • Répéter une information capitale à faire passer
  • Accentuer certaines mimiques
  • Sortir du quotidien pour interpeller et générer une surprise qui capte d’emblée l’attention
  • Se mettre en mouvement et savoir parler avec ses mains et ses attitudes pour rendre son discours vivant

 

* schéma de la communication interactive et liste des capteurs relationnels inspirés du Guide de la Communication par Jean-Claude Martin

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Comment faire pour… solliciter un feedback constructif de son manager ?

Blog capite corpus - ven, 20/10/2017 - 10:27
  1. Commencez par interpeller votre manager en lui indiquant que vous avez 3 questions rapides à lui poser et que cela va vous permettre de vous améliorer concrètement et à court terme dans votre travail.
  2. Posez-lui ensuite vos trois questions : « D’après toi, qu’est-ce que je devrais arrêter, continuer ou commencer à faire dans mon travail ? ». Ces trois questions brèves et simples incitent votre interlocuteur à vous répondre de manière factuelle et positive.
  3. Laissez-lui ensuite un temps de réflexion afin qu’il puisse formaliser ses trois réponses en même temps.
  4. Ecoutez la réponse en silence, sans lui couper la parole ni chercher à vous justifier. Ce temps d’écoute active est important afin de mieux comprendre son retour.
  5. Enfin vérifiez que sa réponse est bien formulée sous la forme d’actions à mener afin de pouvoir valoriser le feed-back reçu via un changement de comportement immédiat.

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Les gestes réflexes : apprendre à les contrôler pour mieux maîtriser son image !

Blog capite corpus - mer, 11/10/2017 - 15:39

Tremblements, transpiration, rougissements, … On les appelle les gestes réflexes tant ils sont éloignés de nos gestes volontaires. Autrement appelés les gestes autonomes, ils sont la manifestation de nos émotions et proviennent de notre cerveau reptilien. Difficilement maitrisables, liés à nos instincts primaires, ils trahissent pourtant facilement nos ressentis face à l’extérieur (personnes et situations). Ils font partie des outils de décryptage de la communication non verbale.

Les identifier et savoir les camoufler est pourtant possible et vous permettra de mieux gérer votre image. Voici nos conseils !

Les tremblements

Vous connaissez certainement l’expression « je tremble à l’idée de … ». Manifestation corporelle bien réelle quand on a froid ou en cas de grand effort physique, le tremblement révèle également un état de trac et de stress. Il peut se traduire par un tremblement des membres ou de la voix. Dans ce dernier cas, il est lié à une carence d’oxygène lors d’une trop grande émotion qui nous fait parler en apnée. Si vous avez des trémolos dans la voix, prenez donc le temps de respirer !

Ils sont plus difficiles à contenir quand il s’agit de vos jambes ou de vos bras ; optez alors pour une technique de dissimulation simple : si vous tremblez, bougez ! Dans le mouvement, vos tremblements se verront moins voir pas du tout ! Marchez sur scène si vous êtes en représentation, prenez un stylo dans votre main, buvez un verre d’eau, souriez, … en plu de cacher votre malaise, le fait de bouger atténuera vos tremblements au fur et à mesure que vous vous apaiserez dans l’action !

Les poils hérissés

Technique d’intimidation souvent observée chez les animaux – le paon qui fait la roue, le chat qui double de volume ou le hérisson qui se roule en boule en sortant ses piquants … – nos poils qui se hérissent sur les bras lors d’une situation de peur ou de délectation témoignent systématiquement d’une émotion forte. Heureusement, des manches longues permettent de les camoufler facilement ! Il s’agit juste de l’anticiper si vous êtes sujet à ce type de manifestation.

La sudation

Très désagréable dans ses effets parce que très visible, la transpiration révèle un sentiment de peur ou de trac. Lors d’une situation à enjeu et d’un état de « feu » intérieur, le corps compense en accélérant la sudation.

Si vous n’êtes pas au régime hyposodé et que vous avez un moment important à gérer, prenez une cuillère de sel une demi-heure avant votre rendez-vous ou présentation. Cela provoquera une rétention d’eau qui laissera votre front et votre corps bien au sec ! Vous aurez juste une grande soif après votre évènement !

Les rougissements

Toujours en situation de représentation, la partie de notre corps la plus exposée est le visage. Et c’est bien là le problème quand on est sujet à rougir face à la peur, la colère ou l’appréhension. Surtout si on a la peau très blanche, l’effet est démultiplié.

S’il est très difficile de faire redescendre le sang monté au visage, commencez tout d’abord par respirer profondément afin de vous calmer. Puis, simplement, calmement et en souriant : dites-le ! Cela vous évitera l’escalade psychologique du «  je rougis et je sais que cela se voit ! » qui vous fera rougir encore plus. Dire à haute voix « vous me faites rougir » ou « je sais que je suis en train de rougir » ! désamorcera ainsi le malaise de la situation.

La bouche sèche

La bouche qui devient pâteuse, les lèvres sèches, … sont les symptômes d’un sentiment de stress souvent lors d’une situation de prise de parole en public. Boire un verre d’eau ne servant souvent pas à grand-chose si les glandes salivaires ne fonctionnent plus à cause du trac, une solution est de se mordre fortement la langue afin de forcer votre salivation. Pas très agréable ! Un autre moyen moins agressif est de se créer un réflexe pavlovien. Travaillez le quelques jours avant votre représentation. Pensez à un aliment qui vous fait saliver, comme un citron mordu à plein dents par exemple. Si vous le pouvez faites-le pour de vrai puis mémorisez en le goût acide qui active les glandes salivaires. A force de recréer ce processus dans votre tête, y penser vous permettra de réactiver un afflux de salive en toutes circonstances !

Une solution pour chaque geste réflexe :

À retenir :

  • Vous tremblez ? Respirez et bougez !
  • Vous avez les poils qui se hérissent sur les bras ? Mettez des manches longues !
  • Vous transpirez ? Prenez une cuillère de sel une demie heure avant votre présentation !
  • Vous rougissez ? Dites-le !
  • Vous avez la bouche sèche ? Créez-vous un réflexe pavlovien !

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Les idées qui collent : comment rendre son discours mémorable !

Blog capite corpus - mar, 03/10/2017 - 15:20

Qu’est-ce qui fait qu’on retient plus facilement certains arguments que d’autres ? Comment atteindre le plus haut échelon sur, ce que certains appellent, « l’échelle de mémorabilité » ?

De nombreuses études ont démontré que l’intérêt du contenu ne suffisait pas forcément à sa bonne mémorisation et que la forme comptait autant que le fond!

Capite Corpus revient ici sur les six règles de base pour faire de son discours un moment percutant et inoubliable :

La simplicité

La première règle consiste à identifier la substantifique moelle de l’idée, à enlever tout superflu pour mettre à jour son sens premier. Cela vous permettra d’être absolument intelligible sur ce que vous voulez dire et perceptible facilement par les personnes en face de vous. Attention, être simple dans son discours ne signifie pas être réducteur mais, juste d’aller d’office au cœur du concept. Antoine de Saint-Exupéry disait ainsi : « la perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer. »

> Une fois vos idées identifiées dans leur plus simple expression, il vous suffit de leur donner vie.

L’inattendu

Il s’agit ici de briser un schéma habituel afin d’interpeller l’autre. L’être humain, par essence, s’habitue à ce qui l’entoure, ce qui a pour conséquence de bien souvent diminuer son attention. Une rupture de rythme dans le débit de parole ou un mot au sens décalé dans une phrase permettent de créer la surprise et de forcer le cerveau à se reconcentrer sur votre parole. Communiquer votre message d’une manière différente à ce qui est généralement attendu mettra en échec « la machine à deviner » de votre public et le rendra plus attentif.

> Vous avez donc votre idée essentielle et vous avez attiré l’attention de votre auditoire, il vous reste maintenant à entretenir leur intérêt.

Le concret

Il est plus facile de faire comprendre puis adhérer à des actions tangibles qu’à des concepts. Pour qu’une idée soit parfaitement assimilée, il convient de la transcrire en un acte concret avant d’y ajouter des composantes abstraites. Prioriser un discours basé sur des faits vous donnera le socle pour une assimilation instantanée de vos idées. Que l’auditoire puisse les visualiser. Pour transmettre une idée à des débutants ou néophytes, ou même à un groupe de personnes dont vous ignorez le niveau de connaissances, la concrétude est le seul langage sans risque !

La crédibilité

Un autre point d’importance quand on veut qu’un discours soit parfaitement intégré est l’assurance de sa fiabilité. Plusieurs techniques permettent de rendre une idée crédible : la référence à une autorité établie comme un expert reconnu dans son domaine, l’impartialité et l’honnêteté, les statistiques illustrées ou encore le principe de l’échelle humaine. Plus un évènement se rapportera à la proximité géographique ou temporelle d’une personne, plus celle-ci la croira.

> Concrétude et crédibilité permettent ainsi à votre auditoire d’intégrer une réalité factuelle et vraisemblable. Mais ajoutez à cela une pointe d’émotion et vous toucherez ainsi les deux cerveaux des personnes en face de vous : le rationnel et l’émotionnel.

L’émotion

Sans aucun doute, un discours qui intègre le ressenti et l’intérêt des récepteurs de votre message prendra plus de place dans leur mémoire. N’hésitez donc pas à intégrer le VOUS dans votre allocution afin de vous positionner dans l’échange avec l’autre. Essayez également de rendre tangibles les bénéfices de vos idées pour les personnes qui vous écoutent.

> Votre discours est maintenant presque rodé … Un dernier point structurel cependant :

L’histoire

Ne doutez pas de l’importance de replacer vos idées dans un contexte précis. De l’inscrire dans une dynamique de récit avec un début, un milieu et une fin. L’idée est de raconter une histoire comme celles de nos contes pour enfants ou d’un bon roman. Ainsi une idée développée autour d’un évènement qui intègre un défi, un fossé à franchir ou une découverte permettra à votre auditoire de la retenir logiquement donc très facilement !

> Une idée à développer claire, concrète et crédible. Une rupture surprenante dans votre manière d’amorcer votre discours. De l’émotion. Et surtout un récit construit comme une histoire. Ces six règles d’or vous donneront les outils des plus grands orateurs pour faire passer efficacement toutes vos idées !

Les bénéfices de ces six règles :
  • L’inattendu permet de capter l’attention d’un public
  • Le concret engendre sa compréhension et sa mémorisation
  • La crédibilité suscite l’adhésion sans réserve
  • L’émotion entraîne l’implication
  • L’histoire fait naître l’envie d’agir !

 

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Comment faire pour… verbaliser ce que l’on pense ou ce que l’on ressent ?

Blog capite corpus - mar, 26/09/2017 - 10:11
  1. La première chose à faire quand on a du mal à exprimer son opinion, par peur de l’avis de l’autre ou de le vexer, est de lui demander l’autorisation via une phrase type :  » Est-ce que je peux te dire quelque chose ? ». Cela permet d’induire immédiatement une position de respect de votre interlocuteur et de poser les bases d’une communication bienveillante.
  2. Il convient ensuite de verbaliser sans détour ce que vous avez à dire afin d’être clair et direct avec l’autre.
  3. Si la personne en face de vous émet un doute ou vous poser une question, utilisez la technique dite du disque rayé qui vous permet de répéter ce que vous venez de dire d’une autre manière.
  4. N’hésitez pas à exprimer vos ressentis et à affirmer votre avis de manière empathique, afin de faire passer votre message avec douceur.
  5. Enfin terminez votre discussion par une phase ou un geste chaleureux !

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