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La corbeille à papier mentale ou comment l’écriture contribue au développement personnel

mer, 14/02/2018 - 16:19

Il nous arrive à tous d’être envahi par une émotion négative. Notre premier réflexe, et c’est humain, est de l’enfouir à l’intérieur de nous et de tout faire pour l’oublier. Malheureusement les choses ne sont pas aussi simples et un ressenti douloureux refait souvent surface au moment où on ne s’y attend pas. Bon nombre de chercheurs ont démontré qu’il était préférable d’analyser rapidement cette émotion avec une perspective de distance psychologique pour faciliter notre adaptation à la situation ou au problème qui nous rendait triste. Plus simple à dire qu’à faire ? Pas tant que ça si on utilise les bons outils … L’écriture est celui le plus accessible et le plus salvateur. Elle permet de prendre de la hauteur !

Pourquoi écrire ?

Le langage fait partie de notre construction. Il est un outil qui nous permet la majeure partie de nos activités mentales, il régule notre équilibre psychologique et forge notre identité.

Notre système éducatif est basé sur des activités d’analyse, de calcul, de fragmentation ; il nous permet de développer principalement notre cerveau gauche, moins le droit qui, lui, favorise l’imagination, l’invention et la globalisation.

Lorsque nous écrivons, nous rétablissons alors les circuits propres au cerveau droit et ainsi nous réhabilitons la sensation et l’intuition. Il en est de même avec le dessin ou toutes autres pratiques artistiques qui peuvent servir à l’expression personnelle.

Mobiliser son intelligence émotionnelle permet de sentir l’émotion d’autrui, de respecter sa propre sensibilité et de prendre du recul. Ainsi l’écriture est un outil largement utilisée pour ses vertus thérapeutiques en guérison du stress ou d’un mal-être.

Comment écrire ?

Même si nous avons à notre disposition plusieurs moyens d’écrire sur un ordinateur, une tablette ou un téléphone, nous aurions tendance à vous recommander l’écriture à la main, et ce pour deux raisons principales :

  • L’écran est un outil que nous avons tous, plus ou moins, au quotidien dans notre vie. Prendre le temps d’utiliser un stylo et du papier rompt une habitude et permet de se retrouver seul face à soi-même.
  • L’informatique impose un formalisme, une structure, une organisation qui nous laisse moins de liberté que celle de notre main, donc de notre imaginaire, qui guide nos lignes.

On peut écrire de plusieurs manières ! La première consiste à se laisser porter sans prêter attention ni au marges, ni aux lignes, ni aux fautes et encore moins au fait de faire des phrases structurées. Il s’agit d’écrire quelques lignes ou quelques mots pour commencer et laisser son intuition faire le reste !

Vous pouvez également essayer d’écrire avec la main gauche (si vous êtes droitier) ou la main droite (si vous êtes gaucher) afin de changer vos repères. Enfin, l’écriture peut également passer par le format dessin afin de laisser libre cours à votre envie de couleur ou de formes symboliques.

La technique de la corbeille à papier mentale

Si vous avez besoin d’une méthodologie pour vous lancer, la technique dite de la corbeille à papier mentale vous donnera, étape après étape, le moyen de débrider votre mode d’écriture :

  • Faites le contour de votre tête en imaginant qu’elle est une feuille entièrement blanche.
  • Dessinez symboliquement et spontanément ce qu’il y a à l’intérieur de votre tête, en couleurs et en formes, mais aussi en mots.
  • Quand vous sentez que c’est terminé, observez votre dessin et inscrivez y vos réactions.
  • En option, si une zone de votre tête ou une de vos pensées a besoin de soins, appliquez une couleur apaisante autour.
Les avantages de l’écriture
  • Écrire, c’est décharger et extérioriser une énergie négative sans crainte du jugement de l’autre. Cela permet de dédramatiser un évènement avant d’en parler, éventuellement, à quelqu’un d’autre et ainsi ne pas réagir à chaud.
  • Une fois les sentiments négatifs évacués, l’écriture permet de prendre conscience de ses ressentis, de prendre du recul et de laisser ainsi la place à des émotions et comportements positifs.
  • Écrire a également un rôle miroir. En se relisant, il arrive souvent que nous apprenions des choses sur nous-mêmes.

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Comment gérer les 20 premières secondes d’un entretien !

jeu, 08/02/2018 - 11:33

Comment faire cette fameuse « bonne première impression » auprès d’une personne que nous ne connaissons pas ? Selon l’effet de primauté, cette première perception de l’autre définira implicitement la suite de votre relation avec lui. Le premier contact est donc déterminant. Pour bien se positionner dès le départ, un outil simple et efficace existe ; il s’agit de la règle des 4 x 20 qui réunit quatre outils clefs pour réussir le début d’une rencontre avec un interlocuteur. Retour sur un mode de fonctionnement qui devrait vite devenir un réflexe pour chacun d’entre nous !

L’importance du contexte

Avant tout autre chose, il est important de savoir que 80% de l’impression qu’un individu se fait d’un autre sont conditionnés par le contexte et l’environnement.

L’accueil que nous réservons à une autre personne sera forcément différent si nous sommes dans un contexte professionnel, familial, amical… En fonction de ce cadre, nous adaptons le personnage que l’on incarne de la même manière que le fera notre interlocuteur. La nature même de la rencontre définira, in fine, le type de connexion qui va se faire.

En fonction de la finalité recherchée dans la relation, il s’agira donc de définir la manière dont vous voulez être perçu et ainsi définir votre positionnement.

Les 4×20

Une fois votre objectif de représentation établi, la règle des 4 x 20 intervient et vous donne quatre outils pour instaurer une relation de confiance avec quelqu’un. Si ce mode de fonctionnement peut sembler très schématique, il donne cependant des bases sur lesquelles se reposer afin de travailler ses prises de contacts et ses entrées en relation.

Les 20 premiers pas

Quand vous arrivez devant l’autre personne, votre démarche et votre posture vont d’emblée vous donner « une image ». Prenez donc une allure naturelle, marchez de manière assurée et volontaire. Attachez également de l’importance à votre regard, franc, et à votre sourire. Ces tout premiers reflexes auront un effet inconscient mais très fort sur la personne en face de vous.

Les 20 premiers centimètres

Vous devez respecter la zone d’intimité de votre interlocuteur. Si votre démarche est dynamique quand vous vous présentez devant lui,  n’empiétez pas sur son espace vital, vous pourriez paraître envahissant le cas échéant. Se placer au bon endroit c’est ne pas gêner l’autre et faciliter l’observation mutuelle de chacun.

Les 20 premiers gestes

Ce sont eux qui renforcent la communication verbale puisqu’ils participent du non-verbal ! Offrez à l’autre une poignée de main ferme mais pas trop agressive, asseyez-vous en même temps que lui et soignez votre posture en position assise : tenez-vous droit comme vos parents ont forcément du vous le dire un jour !

Les 20 premiers mots

Ces premiers mots sont importants. Ils ouvrent votre dialogue. Utilisez un registre courant, un ton chaleureux et un débit normal. La personne en face de vous doit se sentir à la fois accueilli, reconnu et pris en considération. En quelques secondes, il vous faut la saluer, vous présenter, lui laisser le temps de se présenter à son tour puis résumer en quelques mots l’objectif de votre entretien avant de valider avec elle le temps dont vous disposez ensemble.

Méthodologie

Il n’y a pas d’ordre séquentiel à mettre en place avec ces quatre outils. Une fois qu’ils sont intégrés dans votre mode de fonctionnement, ils sont à utiliser simultanément.

Afin d’être naturel dans leur utilisation, préparez-vous avant l’entretien en mimant et en expérimentant chacune de ces techniques. Vous serez ainsi plus à l’aise le jour J. Au bout de quelques mises en pratique, vous n’y penserez même plus et les 4 x 20 seront devenus innés chez vous !

Enfin restez attentif malgré tout au comportement de votre interlocuteur afin de rester en phase avec lui. Le réflexe des 4 x 20 ne remplace pas l’adaptation à l’autre et à sa manière de fonctionner.

Les avantages des 4×20
  • Ils permettent d’instaurer une relation de confiance avec votre interlocuteur dès les premières secondes de votre rendez-vous.
  • Ils sont faciles à intégrer et à mettre en place.
  • Ils alternent communication verbale et non verbale et vous offre ainsi une complémentarité d’outils afin d’être cohérent et percutant en très peu de temps.
  • Ils s’appliquent à tous les domaines d’activité et à toutes les situations, qu’elles soient professionnelles ou personnelles.

 

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Les composantes de la créativité individuelle

ven, 26/01/2018 - 11:25

Qualifier une personne de « créative », c’est lui attribuer des qualités d’ouverture d’esprit, d’inventivité et d’originalité. Mais saviez-vous que des études ont identifié les conditions favorables pour développer la créativité individuelle ? Si elle est plus ou moins innée chez certaines personnes, des facteurs extérieurs favorisants permettent de l’entrainer voire de la développer.

Capite Corpus analyse pour vous les trois composantes principales de la créativité dans sa manière de travailler ainsi que les moyens de la développer…

Les 3 composantes de la créativité individuelle en résumé
  • Les compétences liées au domaine concerné

L’idée principale repose sur le fait qu’il est impossible d’être créatif si on ne connaît pas le domaine d’activité sur lequel il s’agit de faire preuve d’inventivité ! La connaissance factuelle d’un secteur, des savoir-faire techniques et des talents liés au domaine en question sont la matière première de la créativité. On ne peut pas créer à partir du vide.

  • Les aptitudes créatives

La deuxième composante s’appuie sur les qualités personnelles comme l’ouverture d’esprit, l’aisance sociale, la diversité des expériences et le fait de pouvoir avoir un œil neuf sur les sujets concernés. La compétence créative inclue donc un style de pensée favorable à l’adoption de plusieurs points de vue, à l’exploration de nouveaux schémas de pensée, à l’orientation au risque.

  • La motivation

Enfin, être créatif dépend également de la manière dont une personne perçoit les raisons de réaliser la tâche qui lui incombent. Parmi les facteurs de motivation intrinsèque à la créativité on peut citer l’intérêt pour le travail en lui-même, l’attraction pour le challenge, le fait de partager une conviction réelle liée au projet.

Le processus de créativité en lien avec chaque composante

Si chaque composante est essentielle dans le processus créatif, chacune intervient à des moments différents de ce process :

  • La motivation est à la source de l’effort créatif, elle permet de produire des idées.
  • Les compétences liées au domaine d’activité sont nécessaires dans la phase de rassemblement des informations et des ressources pertinentes pour faire un choix parmi les idées produites.
  • Les qualités créatives interviennent alors dans la phase de production des idées.
Comment favoriser chacune des composantes ?
  • Pour développer les compétences liées au domaine, plusieurs moyens permettent de les mobiliser :
    • Les stimulis : des outils comme le brainstorming permettent de s’exposer aux idées des autres et d’activer ensemble des idées débridées du cadre de réflexion solitaire. En se confrontant au champ sémantique de l’autre et en explorant des chemins de pensées différents des siens, on devient plus flexible dans la production de nouvelles idées.
    • L’exploration préalable du sujet : une phase de recherche personnelle permet également de découvrir d’autres manières de fonctionner. Ex : échange avec un professionnel d’une autre entreprise confronté aux mêmes problématiques ou recherches documentaires sur internet.
    • Une troisième piste consiste à intégrer dans un groupe de travail une personne qui vient d’un domaine d’activité différent et qui aura un regard neuf sur une problématique donnée. Ainsi on valorise une complémentarité des connaissances et une diversité, plus propice à la créativité que l’uniformité.
  • Débrider les qualités créatives d’une personne passe par deux approches :
    • La formation des personnes aux techniques créatives. Bon nombre d’outils existent pour stimuler sa manière de pensée.
    • Mettre en place dans son équipe un mode de fonctionnement libre dans l’expression de ses idées. Une ambiance propice qui valorise la production d’idées permet de débrider l’imagination de ses co-équipiers. Le principe repose sur le bien connu dicton : « une mauvaise idée est plus productive que pas d’idée du tout ».
  • Pour mettre la motivation personnelle au centre du processus créatif, plusieurs facteurs sont importants :
    • Etre attentif à l’anxiété inhibitrice liée au sentiment d’évaluation : dans le cadre d’un projet, un manager obtiendra plus de réponses créatives de ses collaborateurs s’il ne fait intervenir aucun critère d’évaluation ou de comparaison entre chacun des membres de l’équipe.
    • L’émulation : favoriser l’émulation de groupe grâce, encore, au brainstorming.
    • La cohésion : dans la constitution d’un groupe de travail, il convient d’être vigilant sur le choix des personnes qui doivent avoir un regard bienveillant sur les autres et qui partagent des valeurs communes.
    • Le jeu : faire travailler un groupe de travail dans un cadre ludique permet de libérer l’être de ses schémas professionnels préétablis et de donner une autre forme d’énergie.
Les clés de la débridation des idées
  • Entretenir et développer ses connaissance (ou celles de son équipe) pour le domaine d’activité concerné.
  • Valoriser l’expression ouverte de chacun et mettre en place des outils d’émulation des idées, propices au développement créatifs de chacun et à la motivation personnelle.

 

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L’importance du ressenti et de l’identification de ses émotions pour réagir de manière adaptée à l’autre

mer, 17/01/2018 - 11:22

Les émotions ne sont pas forcément toujours reconnues dans le milieu professionnel. Certains pensent qu’il vaut mieux être uniquement rationnel dans son travail pour rester efficace. Pourtant, passer par la reconnaissance de ses sensations sert à nous informer de ce qui se passe dans notre corps et à les utiliser comme instruments d’adaptation vis-à-vis de ses collaborateurs.

Savoir accepter ses ressentis et comprendre l’origine de nos émotions qui en découlent nous préparent à accomplir certaines actions préférentiellement à d’autres et nous aident à gérer sereinement nos relations interpersonnelles au travail.

L’importance du ressenti

Pourquoi apprendre à ressentir est-il si important ?

Parce que nos sensations servent principalement à nous informer de ce qui se passe dans notre corps. Comme quand nous marchons, naturellement, nous adaptons notre allure au sol, aux éventuels obstacles autour de nous, à notre état de fatigue pour adapter notre allure …

Nos ressentis nous livrent l’état de notre corps et son adaptation à ce qui l’entoure, ils sont un signal interne face à un évènement ou une situation.

Le langage courant est d’ailleurs rempli d’expressions qui expriment, sans que nous nous en rendions compte, ce que nous ressentons : « j’en ai plein le dos », « j’ai la gorge serrée », « c’est lourd à porter » … Quel outil précieux donc de savoir écouter nos sensations pour comprendre l’impact de l’extérieur sur nous-même et réagir en fonction de nos besoins, de ce que l’on ressent être juste ou pas.

Reconnaître ses émotions

C’est à partir de nos sensations corporelles que se déclenche une émotion. Si toute émotion est légitime, notre réaction instinctive ne l’est pas forcément. C’est justement en la reconnaissant et en analysant sa justesse que nous pourrons adapter notre comportement et éviter une réaction réflexe dysfonctionnelle.

Lorsque l’on est en lien avec un collègue, il est utile de savoir si ce contact nous apporte de la sérénité ou plutôt un inconfort. Cela nous permettra de prioriser sa place dans notre groupe de travail et d’adapter notre manière de travailler avec lui.

Avoir conscience de ces émotions, c’est aussi éviter de les transmettre à ses collaborateurs si on estime qu’elles ne sont pas productives ou au contraire les communiquer si elles sont vectrices de motivation ou d’implication au sein d’un groupe.

Pour mieux les catégoriser et les comprendre, les émotions se classent en fonction de quatre émotions primaires :

  • La joie

Commençons par l’expression de l’émotion la plus positive ! Souvent délaissée en milieu professionnel, elle sert pourtant à nous guider vers les bonnes relations de travail.

Elle est particulièrement difficile à exprimer pour un manager qui aura peur de se réjouir de la réussite d’un projet sans créer des jalousies internes ou qui craindra, s’il félicite l’un de ses collaborateurs, de devoir gérer une demande d’évolution trop rapide ou de se voir imputer un différentiel de traitement par rapport aux autres personnes de son équipe.

Pourtant un manager qui montre sa reconnaissance permet d’instaurer un climat de confiance propice au bon développement de son équipe. Tout est dans la nuance !

  • La tristesse

Souvent décrite comme l’émotion qui isole, elle est assimilée à la sphère privée et considérée comme un aveu de faiblesse au travail. Elle aide pourtant, par exemple, à se séparer d’un collaborateur (qui a annoncé son départ ou qui a fait l’objet d’une procédure de licenciement) et nous prépare à former de nouveaux liens. Ne pas exprimer sa tristesse dans une situation humainement difficile risquerait de générer de l’anxiété au sein de votre équipe. L’exprimer de manière temporisée, au contraire, donne une dimension humaine et accessible au manager qui s’y ose.

  • La peur

La peur est l’émotion qui, par définition, paralyse. D’un côté elle nous rend inapte à affronter une situation difficile mais de l’autre, elle permet d’identifier un environnement néfaste pour soi et de s’en éloigner. Elle se décline en trois catégories : la peur d’être ignoré, la peur d’être humilié et la peur d’être rejeté.

Si elle n’est pas analysée et canalisée, elle est créatrice de rigidité et peut engendrer un sur-contrôle de ses collaborateurs.

Derrière la peur, se cache généralement une autre émotion : la colère.

  • La colère

La colère se manifeste par une expression de soi froide ou explosive. Si elle ne va pas jusqu’à l’agressivité, elle donne l’énergie pour agir et modifier des circonstances désagréables. Elle permet d’identifier nos besoins de changement et offre la possibilité de faire évoluer les choses. Oser l’énoncer clairement évitera une réaction violente ou coupante avec ses collègues !

En apprenant à reconnaître ses émotions, nous mettons en place des comportements plus efficaces pour répondre aux sollicitations de l’extérieur. Nous enrichissons nos relations avec les autres et nous faisons des choix plus éclairés par rapport à nos priorités.

Les avantages de la reconnaissance de ses émotions
  • Nous donner des clefs d’information sur l’effet que les événements, les personnes et les situations ont sur nous et en faire des mécanismes d’adaptation à son environnement.
  • Choisir des façons d’agir qui tiendront mieux compte de ce qui est important pour nous.
  • Filtrer les émotions pour n’apporter à son groupe de travail que celles qui sont porteuses de motivation et d’échanges productifs.

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Comment mieux résoudre une problématique en équipe ?

ven, 12/01/2018 - 11:44

La bonne résolution d’un problème au travail est l’un des principaux enjeux dans la dynamique quotidienne d’une équipe. Si plusieurs méthodes existent, toutes reposent sur l’alternance entre temps de réflexion personnelle et mise en commun de ses idées en collectif.

Retour en quatre étapes sur un process efficace et constructif.

Le diagnostic

C’est souvent dans la juste définition d’un problème que se trouve sa solution ! Plus l’élaboration de la problématique est structurée plus l’exécution de sa solution sera rapide et productif.

Quand les symptômes d’une situation complexe se présentent, la première étape consiste à travailler sur une formulation concrète et précise de ce qui est en train de se passer. En fonction du sujet à traiter et du contexte, une réunion d’équipe, une enquête informelle auprès de ses collaborateurs, un questionnaire, … sont autant d’outils à utiliser pour cerner les tenants et les aboutissants de la problématique.

Les sept questions CQQCOQP pourront vous aider à collecter les bonnes données pour y arriver : Comment, Qui, Quoi, Combien, Où, Quand et Pourquoi. Ne sous-estimez pas ce dernier qui permet bien souvent d’identifier l’origine profonde du problème. Le résoudre sans en identifier la source n’éviterait pas qu’il se reproduise ! Alors que comprendre pourquoi un projet ou une situation a mal évolué permettra de ne pas reproduire un schéma compliqué.

Cette phase descriptive et factuelle vous permettra de formuler clairement le problème à régler.

Recherche de solutions

Une fois le diagnostic établi, l’étape suivante réside dans la mise à jour de toutes les solutions possibles.  Cette phase consiste à rechercher sans limite toutes les réponses constructives à la problématique identifiée.

Là encore, plusieurs outils existent et permettent de débrider l’imagination d’une équipe :

  • le bien-connu brainstorming
  • la démarche analogique qui permet de chercher des idées nouvelles à partir de la même problématique déplacée dans un autre domaine d’activité
  • ou les matrices combinatoires qui consistent à associer différents paramètres d’un même problème pour en dégager des nouvelles idées non encore exploitées.
L’analyse des solutions

Vous avez maintenant sous les yeux un choix de plusieurs solutions possibles. Mais laquelle sera la plus efficace et adaptée à votre problème ?

Identifiez des critères de sélection et notez les en fonction de leurs meilleures chances de réussite.  Pour chaque solution, attribuez ensuite des points en fonction des critères préétablis. Cette technique peut être réalisée en groupe, chaque membre de l’équipe pouvant ainsi donner sa note personnelle pour chaque solution. Celle qui sera choisie sera celle qui présente le meilleur score et elle sera ainsi élue à l’unanimité.

La mise en application et le suivi

Enfin, pour aller au bout de la résolution du problème, ne négligez pas la formalisation d’un plan d’actions, même simple, qui résumera les personnes clefs du processus, leurs tâches respectives ainsi qu’un rétro-planning structuré.

Une fois le plan mis en place, suivez son évolution et surtout veillez à ce que les intervenants dans la réalisation des changements soient valorisés comme tels dans le service mais aussi dans toute l’entreprise. Par effet de ricochet, la visibilité de votre action pourra engendrer d’autres initiatives au sein d’équipes elles-aussi concernées par des problèmes à résoudre.

Les clés du processus de résolution d’un problème
  • Un problème correctement identifié donnera dans sa définition même les premières pistes de sa résolution.
  • Les outils de créativité qui débrident l’imagination permettront de révéler des solutions initialement insoupçonnées.
  • En ayant inclus tous les membres de votre équipe en amont, toutes les personnes concernées seront d’autant plus motivées dans la mise en place de la solution.

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Comment faire pour… recycler ses échecs !

mar, 19/12/2017 - 10:34
  1. Savoir mettre à jour le positif derrière un échec commence par le fait d’identifier, afin de la travailler, une situation récente que vous avez qualifiée d’insuccès.
  2. Listez tous les jugements négatifs sur vous-même que cette évocation crée en vous, que cela soit en termes émotionnels ou factuels.
  3. Passez à l’étape cruciale de l’outil : l’auto-recadrage ! Il s’agit simplement de distinguer votre comportement et votre personnalité, ceci afin de mettre à jour le bénéfice caché derrière la façon que vous avez eu de gérer la situation problématique. Il y a toujours une raison positive à avoir agi d’une manière ou d’une autre même si le résultat est négatif.
  4. Une fois cette prise de conscience faite, évitez de vous remettre en cause en tant que personne et désignez factuellement des agissements à corriger sans les considérer comme des défauts personnels. La nuance est importante afin de ne pas vous placer dans une impasse émotionnelle trop forte.
  5. Enfin, tirez une leçon de votre échec et identifier ce que vous ferez différemment la prochaine fois pour aller vers le succès !

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L’approche cognitive …. ou comment mettre l’apprenant au cœur d’un processus actif d’apprentissage.

lun, 18/12/2017 - 15:15

L’approche cognitive est née d’un constat de difficultés d’assimilation d’informations théoriques de certains adultes en formation. Également utilisées en thérapie, les méthodes dites cognitives ont été mises au point par plusieurs psychologues qui se sont intéressés à notre manière de penser : notre mémoire, nos représentations mentales, nos schémas de pensée, notre attention, notre perception, nos capacités intellectuelles …

Ces méthodes d’apprentissage sont ainsi orientées vers la réorganisation, le changement ou la rééducation des pensées inadaptées bien souvent instinctives et non conscientes.

Les bases récurrentes de l’approche cognitive sont :

  1. L’apprenant est au cœur de la méthode. Son mode de raisonnement et de résolution des problèmes prime sur ses résultats.
  2. Ses erreurs et ses échecs sont cartographiés et servent de base à l’identification des démarches intellectuelles utilisées.
  3. Ses interactions avec son environnement sont intégrées dans l’analyse du développement de ses capacités mentales.

La mise en place d’un médiateur qui facilite la prise de conscience des difficultés, qui mette en exergue les réussites et encourage la recherche de nouvelles solutions.

  • Quelles sont les méthodes principales de développement cognitif ?

Parmi les méthodes utilisées, plusieurs ont fait leur preuve. Voici les trois les plus fréquemment citées :  

  1. L’entrainement mental : cette technique repose sur la mise en parallèle dans les années 30 des modes de pensée des travailleurs manuels versus ceux des travailleurs intellectuels dans un cadre commun de projet social. Le principe est de mettre en coercition un schéma de pensée permettant des savoirs partagés : la recherche d’information, la description, l’analyse, la présentation d’un problème et la mise en relation avec autrui.
  2. Les ateliers de raisonnement logiques : cette méthode est centrée sur l’apprentissage progressif, la remobilisation de schémas de pensée intellectuels nécessaires à l’adaptation, la résolution d’exercices logiques et mathématiques de difficultés progressives et la réappropriation d’un sentiment de compétence intellectuelle.
  3. Le programme d’enrichissement instrumental : à la base créé pour accompagner des migrants israéliens dans les années 50, ce programme repose sur le potentiel d’apprentissage de chaque personne. Il capitalise sur les prérequis intégrés par chaque apprenant, il corrige les processus intellectuels déficients, développe le réflexe de réfléchir avant d’agir et valorise le développement cognitif des individus via un médiateur.  

De manière plus générale, si ces techniques nécessitent la maitrise de leur programme, l’approche cognitive peut se mettre en place en identifiant un mode de fonctionnement simple :  

  • L’apprenant doit être au cœur de son apprentissage, actif dans son désir d’évoluer et conscient de ce qu’il construit.  
  • Il admet qu’il est le fruit d’un cumul de connaissances qui déterminent ce qu’il peut apprendre dans le futur et la façon dont les nouvelles informations seront acquises. Citons ici Jacques Tardif qui indique : « L’apprentissage est l’établissement de liens entre les nouvelles informations et les connaissances antérieures. »  
  • Les connaissances à assimiler doivent être structurées et organisées selon ses propres schémas cognitifs.  
  • Enfin, une formation basée sur la cognition doit intégrer les différents types de catégories de connaissances : les connaissances déclaratives qui sont constituées de faits, de principes et de lois. Elles relèvent de la théorie. Les connaissances procédurales quant à elles correspondent aux actions, aux procédures à mettre en place Elles relèvent des savoir-faire. Enfin les connaissances conditionnelles font appel au contexte : au quand, où et pourquoi. 

En utilisant ces trois niveaux de connaissances, le formateur s’adresse à tous les schémas cognitifs possibles d’un apprenant. 

Article écrit à partir du livre La boite à outils du formateur @Editions d’Organisation. 

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Comment faire pour… faire taire un bavard !

mer, 29/11/2017 - 10:30
  1. Quand on doit recadrer une personne trop bavarde avec douceur mais fermeté, il convient tout d’abord d’oser l’interrompre ! En utilisant une formule type du genre : « Pardon de vous couper mais… ! »
  2. Enchaînez directement par une formule de validation de sa demande et de justification sur ce qui vous amène à mettre fin à son discours : « Je suis désolé(e), je comprend la situation mais j’ai beaucoup de travail ce matin… » Cela vous permettra de ne pas paraître trop abrupt.
  3. Recadrez ensuite le débat avec un reformulation du sujet initial pour replacer votre échange dans une dynamique constructive et efficace.
  4. Si la personne est en attente d’un retour de votre part, donnez vos éléments de réponse de manière factuelle et rapide.
  5. Fiabilisez enfin la bonne compréhension par votre interlocuteur de ce que vous lui avez transmis avant de conclure par une formule de politesse.

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La pensée circulaire, un système d’interaction managériale performant avec l’autre

mar, 28/11/2017 - 12:22

La pensée circulaire est une conception élargie du principe de communication, aussi bien dans l’écoute que l’élocution. Elle repose sur l’idée que la capacité d’interaction génère une énergie qui circule entre tous, elle pose les bases d’un management qui donne et qui reçoit en même temps. Un manager qui utilise cette forme de pensée se positionne comme un acteur du processus de décision et non pas comme le maître autonome dudit processus. Il inclut ses équipes et créé une dynamique de groupe dans la gestion des projets.*

La pensée circulaire vs la pensée linéaire ou binaire

Schématiquement, la pensée circulaire se définit en opposition à la pensée linéaire, ou encore la pensée binaire.

La pensée linéaire repose sur une construction en cause/effet.

La pensée binaire repose sur le oui / non.

Si ces dernières impliquent une forme de narcissisme et de critique latérale, la pensée circulaire valorise au contraire l’implication, la mise en confiance de l’autre, l’innovation. Elle repose sur l’interaction avec l’extérieur, un schéma cyclique entre soi et l’autre.

Source : d’après A.C. et Lavigerie et P. Stern, « Les 7 tentations des dirigeants », Expansion Management Review, mars 2006

Comment l’utiliser ?

La pensée circulaire repose sur trois fondements de fonctionnement :

  • L’exemplarité

Un manager qui souhaite s’inscrire dans la pensée circulaire c’est un manager qui repense la notion d’exemplarité à la lumière du contexte particulier de son service, de son entreprise. En dépassant la vision de ses propres valeurs, il travaille sa vision globale des choses en intégrant les besoins de ses clients, fournisseurs, salariés, actionnaires … Ceci afin de mettre en cohérence l’expression de sa pensée et l’action en cohérence avec la systémique qui l’entoure.

  • L’ouverture et le doute

La pratique de la pensée circulaire par un responsable passe également par l’attention portée aux spécificités et aux contradictions de l’autre. Et l’acceptation de l’idée qu’il puisse être contredit même si cela fragilise à première vue sa position hiérarchique et son autorité. En cultivant le doute, il ne rentre ainsi pas dans le schéma binaire du manager qui a tout pouvoir et il s’autorise à dire qu’il ne sait pas ou qu’un autre sait mieux que lui.

  • La communication engagée

Enfin, s’engager dans la pensée circulaire, c’est donner aux autres la possibilité de s’exprimer sans crainte d’un jugement. C’est se mettre en position d’écoute bienveillante et partager une quête de sens commun.

Les avantages de la pensée circulaire
  • La création d’un climat de confiance propice aux échanges
  • La responsabilisation de vos collaborateurs en les positionnant comme des acteurs d’une réflexion commune
  • L’implication de tous les membres de votre équipe sans exception

 

*sources de l’article : La boîte à outils du management, Edition Dunod

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D’objectifs de formation à objectifs pédagogiques… quelle complémentarité ?

mer, 22/11/2017 - 09:48

Quel professionnel de la formation n’a pas déjà débattu sur la différence entre un objectif de formation et un objectif pédagogique ?! Loin des débats conceptuels faisons un zoom pratique et opérationnel pour distinguer ces deux types d’objectifs constitutifs de tout programme de formation :

  • D’un côté : les objectifs de formation doivent exprimer ce que le formé doit apprendre, des capacités = « l’ensemble des performances constatées qui peuvent être définies par un ou des référentiels de contenu de formation ».
  • D’un autre : les objectifs pédagogiques doivent définir ce que l’apprenant doit être capable de faire dans une situation professionnelle, on parle alors des compétences = « la mise en œuvre des capacités en situation professionnelle qui permettent d’exercer convenablement une fonction ou une activité ».
Comment définir les objectifs de formation

Ils sont l’élément fondamental du cahier des charges. On les exprime généralement en termes de :

  • SAVOIR : un ensemble de connaissances théoriques et pratiques.
  • SAVOIR-FAIRE : la mise en œuvre de ce savoir pour une réalisation spécifique
  • SAVOIR-ETRE : l’ensemble de comportement et d’attitudes qui doivent accompagner des situations préétablies.

Afin de correctement les formuler, vous pouvez partir de questions types : « Cette formation va permettre à mes équipes de … afin de … » ou « Au terme de la formation, le participant saura … afin …de … ».

Les réponses devraient vous donner des besoins de capacités exprimées avec des verbes types : connaitre, savoir, comprendre, réfléchir ….

Le « afin de » vous permettra également de relier les objectifs de la formation à ceux du promoteur de la formation. C’est à partir de ces objectifs de formation que le formateur formulera les objectifs pédagogiques adaptés.

Les objectifs pédagogiques

Un objectif pédagogique sert à construire et à conduire l’action de formation et à évaluer les capacités acquises. Il s’agit de déterminer ce qui sera comprit, produit et décidé. L’objectif pédagogique engage l’apprenant et le programme de formation de manière factuelle.

Ainsi un bon objectif pédagogique :

  • fournit la direction à prendre pour l’action,
  • sert de point de départ au formateur qui va définir le contenu, la progression les méthodes et les outils de formation adaptées,
  • indique les critères de validation de la future compétence de l’apprenant.

Afin de correctement les formuler, il convient de répondre à ces questions types : « A la fin de la formation, les participants sauront … » ou « A l’issue de la formation, de quoi seront capables les participants … » ?

Soyez également vigilant au degré de précision dans votre définition d’un objectif pédagogique. Il devra en effet contenir :

– le domaine d’activité visé (logiciel, commercial, procédure, …)

– la nature des acquis grâce à des verbes d’action à l’infinitif comme : décrire, évaluer, différencier, construire, présenter, …

– le niveau de complexité des acquis : capacités, comportement, niveau d’autonomie, …

– le contexte ou les conditions de réalisation.

Enfin soyez attentif à ne pas formuler vos objectifs pédagogiques en fonction de l’action de l’animateur mais bien en fonction des résultats recherchés chez les participants.

Pour résumer
  • Un objectif pédagogique définit une compétence, il se décrit en termes de savoir, savoir-faire et savoir-être, principalement grâce à des mots décrivant une habileté intellectuelle.
  • Un objectif de formation définit une capacité, il se définit avec des verbes d’action et sert de critère d’évaluation de la formation.

 

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Le scénario catastrophe ou comment imaginer le pire pour résoudre une problématique !

mer, 08/11/2017 - 09:25

Se trouver face à un obstacle, un problème, un cas difficile, une situation inconnue … Un état de fait peu confortable qui génère bien souvent du stress !

Einstein disait : « On ne peut pas résoudre un problème en adoptant le même schéma de pensée que celui qui l’a créé ». Autrement dit, la manière dont nous envisageons une difficulté limite en tant que telle la manière dont nous envisageons ses solutions.

Il existe un outil appelé le scénario catastrophe qui consiste à utiliser les ressources de votre esprit critique négatif, ceci afin d’en tirer des pistes créatives et surtout des parades.  En perturbant votre cadre de référence, l’inattendu engendre de nouvelles idées.

Les étapes de la mise en place d’un scénario catastrophe

Pour bien comprendre les différentes étapes d’un scénario catastrophe, imaginons une situation professionnelle réaliste :

Votre situation : vous êtes amené à prendre la parole devant un groupe de personnes et cela provoque un grand état de stress chez vous.

Votre scénario catastrophe :

Le problème

Identifiez la problématique particulière sous forme de question positive :

Ex : Comment capter et garder l’attention de mon auditoire ?

La catastrophe

Posez-vous la même question mais de manière négative :

Ex : Comment faire en sorte de démobiliser tout mon auditoire ?

Les implications

Listez toutes les conséquences possibles :

Ex : Je ne vais pas parler assez fort, je vais bégayer, je vais perdre mes mots et mon auditoire va perdre le fil de ce que j’explique, personne ne va retenir mon message, je vais passer pour un incompétent…

Les antidotes

Trouvez toutes les solutions concrètes pour empêcher que ces conséquences ne surviennent :

Ex : je vais préparer ma voix, je vais m’entraîner, je vais écrire mon discours en mot à mot, je vais insérer des phrases d’accroches pour capter l’attention, je vais utiliser d’autres outils de gestion de prise de parole en public, …. Et je vais, de fait, être compétent !

Attention cependant, dans un cas trop personnel ou si vous restez bloqués à l’étape numéro 3, n’insistez pas ! Ne rendez pas la situation plus anxiogène …

D’autres méthodes de gestion du stress ou de développement de potentiel créatif existent !

Les bienfaits du scénario catastrophe
  • Élargir le champ des possibles lors d’un brainstorming
  • Identifier les pièges dans un plan d’actions et anticiper ses résolutions
  • Préparer un argumentaire de vente et ses idées
  • Résoudre un problème relativement simple

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Poser les bonnes questions au bon moment et de la bonne manière… Sherlock, es-tu là ?!

mar, 31/10/2017 - 17:13

Poser une question et obtenir une réponse, un fondement simple et essentiel dans tout schéma de communication … Mais saviez-vous que le questionnement pouvait être plus qu’une simple figure de rhétorique ? Et que savoir bien poser une question au bon moment et de la bonne manière relevait d’un savoir-faire technique et vous donnait un outil efficace est pertinent pour vos échanges avec vos collaborateurs ?

Savoir poser une question vous permet d’obtenir la réponse dont vous avez besoin pour avancer. Questionner, c’est se mettre en position d’écoute active et orienter l’autre vers une communication constructive.

Quatre méthodes sont à connaître pour devenir un vrai Sherlock Homes en entreprise !

Les types de question

Choisir son type de question, c’est par définition définir le type de réponse qu’on attend. Habituellement, on classe les questions selon six genres différents :

  • La question fermée qui restreint la réponse à un Oui ou un Non.

Ex : Est-ce que cela vous convient ?  Est-ce que ce projet vous intéresse ?

Cette question à l’avantage d’induire un positionnement sans ambivalence par rapport à un sujet ou une personne. 

  • La question ouverte qui a l’inverse de la question fermée obtient une réponse développée et argumentée.

Ex : Toutes les questions qui commencent par un Pourquoi ou un Comment.

Ce type de question oblige votre interlocuteur à approfondir sa pensée.

  • Les questions alternatives qui laissent le choix ouvert.

Ex : Préférez-vous une réunion mardi ou jeudi ?

Ce type de question n’offre que deux alternatives, elles permettent de diriger un choix. Elles sont également beaucoup utilisées dans les sondages.

  • Les questions relais qui font appel à une tierce personne pour ajouter un point de vue.

Ex : Et vous, comment répondriez-vous à cette question ?

Elles permettent de faire participer d’autres intervenants et de varier les opinions sur un seul et même sujet.

  • La question miroir qui renvoie la question à l’émetteur.

Ex : Et vous-même, qu’en pensez-vous ?

Elles vous évitent, en tant que récepteur, de répondre directement à la question. Attention cependant, cette technique est souvent apparentée à une forme de manipulation ou révélatrice d’une personne qui fuit la discussion.

  • La question écho qui rebondit sur la question initiale.

Ex : Vous croyez donc que la situation est compliquée ?

Elle vous permettra de sonder l’autre et d’avoir son avis sur sa propre question.

L’ordre des questions

L’ordre des questions peut influencer les réponses ! Agencées les unes par rapport aux autres, elles interagissent et créer un effet de contexte. C’est-à-dire quand la réponse à une question B et influencée par le contenu de la réponse à la question A. Réfléchir sur l’ordre de vos questions est particulièrement important lors d’une enquête de satisfaction ou d’un questionnaire préparatoire à un bilan annuel.

Ex : Si j’ai répondu cela à la question 1, je ne peux pas me contredire dans la réponse à la question 2.

Vous avez des doutes ? On vous donne un exemple pratique :

Dans un ouvrage des années 90*, deux questions sont posées :

a – Trouvez-vous normal ou pas normal que les étrangers résidant et travaillant en France depuis quelques années votent aux élections municipales ?

b – Trouvez-vous normal ou pas normal qu’il y ait des mosquées en France ?

Lorsque la question a est posée avant la question b, 40% des personnes interrogées ont répondu favorablement à la question a mais ce pourcentage tombe à 31% lorsque la question b est posée avant la question a !

Explication : si on commence par parler du droit de vote, on donne au mot « étranger » une signification très large alors que si on commence par parler des mosquées, on donne au mot « étranger » un sens plus restreint en se focalisant sur les musulmans.**

Si vous souhaitez rester neutre dans votre manière de questionner, la technique dite de l’entonnoir est un bon moyen de ne pas influencer les réponses en passant des questions de détail à des questions générales.

La manière de les poser

Le troisième critère repose sur la formulation même de vos questions.

  • Le vocabulaire : plus les mots sont simples, mieux la question sera comprise et la réponse précise. Si vous utilisez des mots de spécialiste, vous risquez de perdre voire de bloquer votre interlocuteur. De la même manière, veillez à utiliser des mots objectifs et impartiaux afin de ne pas influencer ou connoter la réponse.
  • La longueur de vos questions : favorisez des questions courtes qui contiennent une seule information interrogative à la fois. Dans le cas contraire vous risquez fortement d’égarer la personne en face de vous !
  • La formule interronégative : c’est bien connu, une question qui commence par une négation du type « ne pensez-vous pas » ou « vous ne voulez quand même pas que je » …, conditionne plus une réponse positive que négative. On parle alors de question rhétorique qui attend plus une confirmation qu’une réponse libre. Et qui met une forme de pression sur votre allocutaire.
Le schéma de Lasswell

Le modèle de Lasswell est d’une simplicité d’enfant ! Il permet une investigation complète sur une thématique identifiée, en se basant sur des questions élémentaires et directes :

QUI ?

QUOI ?

OU ?

QUAND ?

COMMENT ?

POURQUOI ?

Un schéma quelque peu directif mais qui offre une grande latitude de réponse à votre interlocuteur si le sujet le permet !

Savoir bien questionner votre interlocuteur, c’est ?
  • Adapter le type de ses questions au type de réponse souhaitée
  • Être vigilant à l’ordre des questions
  • Soigner la présentation de la question
  • Aller à l’essentiel pour avoir une vision globale d’un sujet

 

*Grémy Jean-Paul. Questions et réponses : quelques résultats sur les effets de la formulation des questions dans les sondages. In:Sociétés contemporaines N°16, Décembre 1993

*issu de l’article :

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