Blog capite corpus

0 950 05 60 60 info|capitecorpus|com

S'abonner à flux Blog capite corpus
Tout vient et part de la communication
Mis à jour : il y a 23 min 8 sec

Identifier les facteurs de conflit pour éviter les situations de crise

mer, 03/10/2018 - 14:27

Une situation conflictuelle avec une autre personne n’est jamais agréable à gérer. Elle demande souvent beaucoup d’énergie pour être enrayée. Dans cet article, nous vous proposons une liste des principaux facteurs de conflit en communication interpersonnelle. Connaître ces mécanismes vous permettra ainsi d’identifier plus rapidement quand l’un deux se présente et de désamorcer une possible situation de crise voire de blocage.

Les erreurs d’interprétation

Tout schéma de communication repose sur l’émission d’un message par un émetteur et la réception du même message par un récepteur. L’un des facteurs de conflit principal se trouve dans les erreurs d’interprétation, la communication entre deux personnes étant bien souvent dissymétrique. Trois grand schémas de fonctionnement existent dans la réception de l’information. Ils nous permettent de filtrer ce qu’on reçoit intuitivement, de structurer notre perception du réel et de nous adapter plus rapidement à une situation, sauf, qu’ils sont également dangereux parce qu’ils réduisent notre perception de la réalité :

  • La généralisation : elle consiste à tirer d’un exemple ou d’une expérience passée une conclusion plus large. A prendre une partie pour un tout. Si la généralisation nous rend adaptable à des situations récurrentes et nous permet de savoir comment réagir dans un contexte déjà vécu, elle risque cependant de réduire notre perception des choses uniquement à ce que nous avons déjà expérimenté. Lors d’un échange avec l’autre, la généralisation se traduit généralement par des phrases types : « Tu te comportes toujours comme … », « Tu n’écoutes jamais » … Ces remarques reviennent à enfermer l’autre dans un schéma unique et à le priver de toute possibilité d’évolution vers un autre mode de fonctionnement. Elles sont donc à manier avec précaution !
  • Le filtrage : ce mécanisme consiste à ne retenir dans une conversation qu’uniquement ce qui nous intéresse. Il s’apparente à une perception subjective des choses. Et c’est bien normal ! Instinctivement, nous avons tous tendance à valoriser ce qui nous permet de comprendre plus facilement une situation, ce qui nous rassure ou encore nous conforte dans nos convictions. Sauf que le filtrage crée parfois un focus de notre attention sur ce qui nous touche le plus, comme une remarque désagréable ou un reproche et nous coupe du reste de la réalité qui pourrait compenser ou adoucir la situation.
  • La déformation : ce troisième mécanisme source de conflit est bien connu de tous sous le terme de « mauvaise interprétation ». Il nous est tous déjà arrivé d’analyser un comportement ou un message à la lumière d’une hypothèse en décalage avec la réalité. Etre vigilant à des cheminements de pensée comme « Il ne m’a pas adressé la parole donc il me méprise », permet de dégonfler le processus à travers des correctifs de pensée : « Qu’est ce qui me fait penser cela ? » « Est-ce que nos autres rencontres se sont passées de la même manière et justifient ma réaction ? »
Les pièges personnels

Les pièges personnels s’ajoutent au erreurs d’interprétation en intégrant une dimension émotionnelle inhérente à bon nombres de situations de communication

  • L’accumulation émotionnelle : dans un contexte de charge émotionnelle intense, il devient plus difficile de contrôler les mots qui, souvent, dépassent la pensée même si notre interlocuteur n’est en rien lié à cette surcharge. Veiller à se libérer de ses émotions au fur et à mesure que nous les ressentons permet d’éviter de tomber dans ce piège. De la même manière, être confronté à une personne qui est émotionnellement fragile demande d’être bienveillant et d’aider l’autre à relier ce qu’il ressent à sa véritable origine.
  • Les comportements parasites : par habitude, nous nous réfugions tous dans des modes de comportements qui, à terme, nous définissent auprès des autres. En se complaisant dans des « rôles » préétablis (être consensuel, fuir le conflit, prendre de haut…), faciles à mettre en place, nous nous coupons de réactions plus authentiques ainsi que mieux adaptées à certaines situations, et nous imposons de fait le même type de réactions récurrentes de notre entourage.
  • Les difficultés à prendre du recul : de manière interdépendant avec les deux points précédents, le fait d’avoir des difficultés de prendre du recul nous enferme dans l’enchainement de nos émotions et nos comportements parasites. Et inversement.

Bon nombre d’enjeux se cachent derrière ces facteurs de conflit. Aussi bien liés à des difficultés d’interprétation qu’à des mécanismes intimes et personnels, savoir les identifier, apprendre à les contrebalancer, permet d’interagir avec l’autre de manière plus cohérente et apaisée.

Les bienfaits de l’identification des facteurs de conflits
  • Désamorcer une situation de crise
  • Progresser dans sa manière de communiquer aussi bien dans sa vie personnelle que professionnelle

.

 

Cet article Identifier les facteurs de conflit pour éviter les situations de crise est apparu en premier sur Capite Corpus Le Blog.

Les « 5 Pourquoi », un outil d’analyse pour identifier les causes fondamentales d’un problème

mar, 25/09/2018 - 10:56

Lorsque l’on est face à un dysfonctionnement, notre réaction spontanée est de vouloir trouver tout de suite la solution pour le résoudre. L’approche des 5 Pourquoi prend le problème à l’envers ! Elle s’attache à mettre en évidence les causes fondamentales du phénomène observé par un jeu de questionnement basé sur 5 Pourquoi. Au lieu de se précipiter sur la résolution, cet outil d’analyse permet de remonter aux causes premières d’une situation. En éliminant ces causes fondamentales, souvent le problème se résout de lui-même. Explication.

Le fonctionnement

Les 5 Pourquoi ont été mis en lumière par un ingénieur japonais, Taiichi Ohno, dans les années 90. Ils s’appuient sur l’identification d’un phénomène problématique et la catégorisation de ses causes possibles selon deux thématiques : les causes symptomatiques, celles qui sont identifiables au premier regard, et les causes fondamentales, celles qui sont originelles et souvent à la source des causes symptomatiques. Les 5 Pourquoi s’attachent à identifier les causes premières qui permettront de résoudre un problème et surtout que celui-ci ne se reproduise pas. Comme un médecin qui ne se contente pas de soigner les symptômes mais qui cherche le point d’origine d’une maladie.

La démarche consiste donc à poser la question « Pourquoi ? » 5 fois de suite pour être certain de dépasser les causes symptomatiques et de remonter aux causes premières. Elle repose sur un questionnement systématique qui suit ce cheminement :

La question « Que se passe-t-il ? » permet de décrire clairement un phénomène.

Puis le premier Pourquoi énoncé dans « Pourquoi ce phénomène est apparu ? » permet de mettre en lumière les causes symptomatiques du problème.

Il s’agit ensuite de questionner la réponse de ce premier Pourquoi par un deuxième Pourquoi, vous nous suivez ? Et ainsi de suite !

En interrogeant chaque réponse obtenue par un nouveau Pourquoi, vous remonterez ainsi graduellement les causes pour mettre en évidence les causes fondamentales du phénomène observé. De manière générale, avant le 5ème « Pourquoi », les causes racines du problème sont élucidées !

Exemple d’application

Pour mieux comprendre, plaçons-nous dans le cas de la chute d’une caisse au cours d’un transport en camion.

Phénomène identifié : une caisse est tombée du camion lors d’un transport de marchandise.

1er Pourquoi :

Pourquoi la caisse est-elle tombée du camion ?
Réponse : Parce que les sangles ont lâché.

2nd Pourquoi

Pourquoi les sangles d’arrimage ont-elles lâchée ?
Réponse : Parce qu’elles étaient de mauvaise qualité.

3ème Pourquoi

Pourquoi la mauvaise qualité de ces sangles n’a pas été détectée plus tôt ?
Réponse : Parce que la procédure de contrôle n’a pas été établie.

4ème Pourquoi

Pourquoi la procédure de contrôle n’a-t-elle pas été appliquée ?
Réponse : Parce que nous sommes en sous-effectif au service logistique.

Solution : embaucher dans le service concerné.

Une démonstration simple de l’efficacité de cet outil si on ne s’arrête pas aux premières réponses obtenues !

Les bienfaits des cinq pourquoi
  • Permet de dépasser les causes premières souvent simples à identifier
  • Permet d’analyser toutes les données d’un dysfonctionnement
  • Permet de corriger un problème sur le long terme

.

Cet article Les « 5 Pourquoi », un outil d’analyse pour identifier les causes fondamentales d’un problème est apparu en premier sur Capite Corpus Le Blog.

Le management situationnel, une manière de manager adaptable !

mar, 18/09/2018 - 16:27

Là où un mode de management collégial s’intéresse à la dynamique de groupe, le principe du management situationnel repose quant à lui sur l’idée qu’une équipe est composée de différentes individualités et que, pour bien accompagner le collectif, il faut adapter son management à chaque personnalité comme à chaque situation. Reposant sur les théories de Hersey et Blanchard, le management situationnel propose d’adopter un style de management différent en fonction de deux composantes du collaborateur : le savoir-faire et le savoir-être. A chaque cas de figure, le manager ajustera sa manière d’agir en fonction de la compétence et de l’engagement des membres de son équipe.

Le principe

La segmentation comportement/engagement permet d’identifier quatre modes de managements adaptés à chaque contexte :

  • Le collaborateur ne sait pas faire et ne veut pas faire : le manager doit le DIRIGER
    = Mode de management directif
  • Le collaborateur ne sait pas faire mais veut bien faire : le manager doit l’ENTRAîNER
    = Mode de management persuasif
  • Le collaborateur sait faire mais veut faire autrement : le manager doit l’EPAULER
    = Mode de management participatif
  • Le collaborateur sait faire et veut bien faire : le manager doit DELEGUER
    = Mode de management délégatif

A partir de ce schéma, le management situationnel implique un investissement temps de la part du manager plus important au départ, lors de la mise en place de son nouveau mode de management. Mais l’efficacité ne tarde jamais à se faire ressentir. Un point de vigilance est à noter ici : les typologies établies ci-dessus par collaborateur ne sont pas figées et peuvent évoluer, le manager devra alors être vigilant à adapter son attitude aux modifications de comportements des membres de son équipe.

Méthodologie

Etape par étape, mettre en place un mode de management situationnel commence par :

  • Catégoriser la maturité professionnelle de ses collaborateurs :
    • Maturité professionnelle faible : peu de compétences métier et peu de motivation
    • Maturité professionnelle moyen-faible : malgré un manque de connaissance, la personne est très impliquée, a envie d’apprendre et de progresser
    • Maturité professionnelle moyen-élevée : un bon niveau de savoir-faire mais peu de motivation
    • Maturité professionnelle élevée : un collaborateur à la fois impliqué et compétent

Pour ce faire, deux mécanismes permettent d’identifier le niveau de maturité des membres de son équipe : l’observation et l’analyse des projets déjà réalisés.

  • Il convient ensuite d’adapter son style de management à cette catégorisation :
    • Le style de management directif implique une présence quasi quotidienne du manager et un suivi précis. Les tâches données doivent être factuelles, listées, analysables quantitativement et données dans le cadre d’un rétro-planning construit. Des contrôles réguliers doivent être mis en place.
      Remarque : parfois un collaborateur non motivé l’est justement à cause d’un manque de responsabilité ou d’autonomie. Dans ces cas-là, le manager devra tester sur des petits projets une délégation plus forte et analyser si l’implication change. Auquel cas, son mode de management devra glisser vers un mode participatif.
    • Le style de management persuasif se définit également par une faible autonomie mais un accompagnement pédagogique fort : le manager va prendre le temps d’expliquer le contexte et les objectifs d’un projet, va accompagner le collaborateur dans sa montée en compétences. Le suivi doit être également fréquent.
    • Le style de management participatif laisse de l’autonomie à la personne et surtout l’associe à la prise de décision.
    • Enfin, le style de management délégatif place la prise de décision chez le collaborateur qui devra juste informer son manager de la situation. Le contrôle se fait ici en phase finale voire après la réalisation d’une tâche.
Les bienfaits du management situationnel
  • Permet au manager d’être plus en phase avec chaque membre de son équipe.
  • Permet d’autonomiser les collaborateurs en fonction de leurs compétences spécifiques.
  • Est un modèle de management souple, facile à mettre en place et réaliste puisqu’adapté à des situations concrètes.

.

Cet article Le management situationnel, une manière de manager adaptable ! est apparu en premier sur Capite Corpus Le Blog.

L’explication pédagogique, un outil de transmission d’information infaillible…

mer, 12/09/2018 - 12:14

Le formateurl’orateur, le manager, le conseiller … ont cet objectif commun de vouloir que les informations qu’ils diffusent soient le mieux mémorisées possible. Une ambition pédagogique forte puisqu’il s’agit de faire comprendre une information mais également d’en favoriser la mémorisation sur la durée. L’explication pédagogique est un outil qui repose sur trois concepts qui permettent au message de basculer de notre mémoire à court terme vers notre mémoire à long terme.

Ce processus de mémorisation profonde s’opèrera plus facilement si l’information a du sens pour l’auditoire, si elle est répétée et si elle véhicule une valeur affective. Tout l’enjeu réside donc dans l’alternance et l’intégration de ces trois composantes dans le message à transmettre.

L’approfondissement

Pour rendre une information intéressante, il s’agit avant tout de la rendre compréhensible. Cela passe par une structuration de celle-ci : il convient ainsi de débuter un discours par l’annonce d’un plan qui visera à démontrer la logique avec laquelle le message sera exposé. L’intérêt d’une présentation pour l’auditoire sera ainsi tout de suite assimilé. Une communication sera également intégrée si elle n’est pas polluée par des éléments superflus : trop d’information tue l’information ! Le niveau de détail fourni doit être adapté à la typologie du public concerné.

Pour rendre l’utilité d’un discours évident pour un interlocuteur, lui faire pratiquer par lui-même est un bon moyen de l’aider à intégrer une nouvelle idée. Si par exemple, l’information consiste à proposer un nouvel outil, permettre à l’apprenant de le manipuler sera plus efficace que la plus belle des présentations !

D’autres techniques mnémotechniques permettent également de donner du sens à un discours comme par exemple les acronymes qui permettent de mémoriser une information en la rattachant à chaque lettre d’un mot ou d’une phrase, l’utilisation du « parce que » qui donne une raison factuelle en cas de demande d’une action ou d’un changement ou encore le questionnement sur l’action (méthode TOTE) qui permet d’aider l’autre à s’auto-analyser et à accepter une proposition de nouveau fonctionnement ….

Les outils liés à l’approfondissement de l’information sont nombreux et s’adaptent au contexte et à la situation de transmission d’un message.

La répétition

Tout le monde connait cette maxime : « enseigner c’est répéter ! » Afin que le cerveau intègre durablement une information, il s’agit de lui proposer plusieurs fois le même message et pour cela, l’outil le plus adapté est évidemment la reformulation ! Paraphraser une explication en simplifiant ou en ajoutant des informations complémentaires permet en effet de la rendre adaptée aux différents niveaux de compréhension des apprenants. Terminer son discours par une reformulation de synthèse est également un excellent moyen de rappeler à ses interlocuteurs l’ensemble des points essentiels à retenir et à lui donner une vision globale du message.

Petite astuce : afin que la répétition fonctionne, les meilleurs orateurs synchronisent leur champ lexical sur celui de leur auditoire. Ainsi le vocabulaire utilisé est parfaitement compris et intégré !

L’affect

Le dernier procédé permettant la mémorisation et l’appropriation d’une information repose sur le champ émotionnel. En rendant un message sensitif, il sera d’autant mieux assimilé. Ainsi, il s’agit d’illustrer ses propos avec des exemples et des anecdotes qui rendront plus parlants une idée ou un concept. L’utilisation de la métaphore permet également de créer des images chez un interlocuteur qui resteront plus ancrées en lui, parce que plus sensibles, qu’un simple mot.

Le recours à un vocabulaire positif permet aussi de rendre l’information plus sympathique et motivante. Enfin, le principe des 6 critères d’une « idée qui colle » vous donnera les clefs d’une transmission de l’information efficace en la rendant simple, inattendue, concrète, crédible, émotionnelle et qui raconte une histoire.

Les bienfaits de l’explication pédagogique
  • L’approfondissement permet de donner du sens à une information et de valoriser le bénéfice d’un message pour un auditoire.
  • La répétition favorise largement la mémorisation à long terme.
  • L’affect valorise l’appropriation d’une idée.
  • La combinaison des trois et les nombreux outils possibles liés à ces trois principes permettent de trouver la meilleure manière de faire passer une information en fonction de son interlocuteur et du message à véhiculer.

Cet article L’explication pédagogique, un outil de transmission d’information infaillible… est apparu en premier sur Capite Corpus Le Blog.

Comment faire pour… gérer les personnes irrationnelles et difficiles dans son quotidien ?

mar, 04/09/2018 - 10:55
  1. Lorsqu’un collègue s’emporte et réagit de manière irrationnelle, la première étape consiste à identifier de quelle manière son comportement vous atteint. Vous réagirez ainsi de manière plus calme envers l’autre en comprenant ce à quoi ses incohérences vous renvoient et vous ne rentrerez ainsi pas dans un détournement émotionnel qui vous empêcherait d’apaiser la personne en face de vous.
  2. Restez calme et évitez de porter un jugement. Une personne irraisonnée agit souvent sans réfléchir, elle ne répond plus à aucune logique.
  3. Tentez de rentrer dans le « délire » de l’autre en étant illogique également ! En réagissant de manière inattendue, vous renvoyez l’autre à ses incohérences et vous interrompez son emportement émotionnel.
  4. Montrez de l’empathie et de la bienveillance pour qu’il vous voit comme un ami et non une menace. Laissez votre interlocuteur évacuer son agressivité voire même, présentez-lui des excuses, cela atténuera son état émotionnel explosif pour qu’il soit en mesure de vous écouter.
  5. Une fois la personne calmée, accompagnez-la dans l’analyse de ce qui s’est passé afin qu’elle retrouve un mode de fonctionnement totalement raisonnée.

Cet article Comment faire pour… gérer les personnes irrationnelles et difficiles dans son quotidien ? est apparu en premier sur Capite Corpus Le Blog.

Zoom sur les niveaux de discours, un outil puissant de la Communication Non Violente

mer, 29/08/2018 - 16:13

Nous ne nous en rendons pas compte mais, quand nous communiquons, nous utilisons intuitivement trois niveaux de discours différents, inhérents à l’information que nous voulons faire passer. Chacun d’eux produisant des réactions différentes chez nos interlocuteurs. Connaître ces trois niveaux permet d’améliorer ses liens avec les autres en communiquant « en conscience ». Oui mais comment ?

Un outils puissant issu de la CNV

Véritable outil de la CNV, Communication Non Violente, les niveaux de discours nous amènent à nous exprimer et à écouter les autres avec qualité de présence et de cœur. Ils s’inscrivent dans le processus global de la CNV qui permet de garder un équilibre entre soi et l’autre et de mettre en place un échange authentique, emphatique et constructif avec les personnes en face de nous. Ils participent aux bienfait de la CNV qui nous invite à concentrer notre attention là où nous avons le plus de chances de trouver ce que nous cherchons et qui nous fait du bien.

Les trois niveaux de discours
  • Les faits : le premier niveau de discours repose sur des faits indiscutables qui sont compris de la même manière par tout le monde. Il s’agit ici de retranscrire une situation de manière neutre, descriptive et mesurable objectivement. Les expressions et mots les plus fréquemment utilisés dans ce niveau sont de l’ordre de : je vois, j’observe que, j’entends que + du mot à mot, cela s’est passé à tel endroit, à telle date, …
  • Les interprétations : ce deuxième niveau de discours est utilisé quand il s’agit de donner un sens à une situation en fonction de notre filtre personnel. Ce sont des opinions discutables puisque subjectives. Il comprend les avis, jugements, critiques, exagérations …. Ce niveau de discours représente 95% de toutes nos communications.
  • Les sentiments : le dernier niveau est celui qui permet d’exprimer ses ressentis et ses émotions. Il se révèle à travers des expressions typiques comme « je me sens » ou « je suis + sentiment ». L’expression de ses émotions est indispensable à une communication bilatérale équilibrée puisqu’elle permet que l’autre comprenne mieux votre réaction !
Développer sa bonne utilisation des niveaux de discours

Connaître les niveaux de discours, c’est savoir bien les utiliser pour se faire comprendre le mieux possible par son auditoire en respectant deux critères : l’intention et l’authenticité. Plusieurs prises de conscience permettent de capitaliser sur un discours clair et juste :

  • Contextualiser une discussion en partant des faits et ajouter des explications afin de poser les bases fiables et entendues de la même manière par l’émetteur comme le récepteur.
  • Aux vues du pourcentage d’interprétations dans nos communications, il est important d’apprendre à correctement les exprimer et à les contextualiser parce que ce sont elles qui peuvent créer des incompréhensions voire des tensions. Ainsi, rajouter du verbatim tel que : « à mon sens », « de mon point de vue », « d’après moi » … permet de signifier à l’autre que vous exprimez votre point de vue mais que vous ne lui imposez pas.
  • Supprimer les «messages-tu » qui blâment et accusent trop facilement.
  • Relativiser les « messages-je » pour rester ouvert à d’autres manières de pensée.
  • Ne pas avoir peur d’exprimer ses sentiments : ils instaurent une relation de confiance et donnent de précieuses informations à votre interlocuteur sur votre manière de penser.
Les bienfaits de la prise de conscience des différents niveaux de discours
  • Savoir se rapporter à des faits intangibles pour poser les bases d’un échange équilibré.
  • Apprendre à reconnaître quand on est dans l’interprétation, le préciser et ainsi ne pas imposer un jugement personnel de manière unilatérale. Cela vous permet également d’envisager un autre point de vue et de rester à l’écoute de l’autre.
  • Oser exprimer ce qu’on ressent pour créer un lien authentique avec son entourage.

.

Cet article Zoom sur les niveaux de discours, un outil puissant de la Communication Non Violente est apparu en premier sur Capite Corpus Le Blog.

Estime de soi et confiance en soi ou comment l’un influe sur l’autre…

ven, 20/07/2018 - 15:23

Souvent ces deux expressions sont utilisées sans véritable distinction de sens. Et pourtant, la différence entre les deux concepts est sensible. Bien comprendre la différence entre l’estime de soi et la confiance en soi permet de prendre conscience de son mode de fonctionnement personnel et de mettre en place les outils adaptés pour travailler son positionnement. Capite Corpus vous explique ici comment.

Définitions croisées

Vous percevez facilement la nuance de sens entre ces deux phrases : « je ne suis pas capable de … » et « je ne vaux pas grand-chose », non ? La différence entre confiance en soi et estime de soi se trouve là. 

La confiance en soi repose sur « une prédiction réaliste et ponctuelle qu’on a les ressources nécessaires pour faire face à un genre particulier de situation ». Autrement dit, la confiance en soi est un sentiment de sécurité qui valorise à quel point on se sent CAPABLE ou pas d’affronter une situation.  

L’estime de soi vient du latin œstimare, “évaluer”, dont la signification est double : “Déterminer la valeur de” et “Avoir une opinion sur”. L’estime de soi est donc une appréciation sur soi qui valorise à quel point on se sent VALABLE

Les 5 caractéristiques de la confiance en soi

Si on s’intéresse au sentiment de confiance en soi, il s’agit d’intégrer les cinq caractéristiques essentielles qui la constitue :  

  1. La confiance en soi repose sur une prédiction : elle prévoit une situation ou un acte qui va arriver et qui comporte une part d’incertitude. 
  2. Cette prédiction ne repose pas sur le futur résultat obtenu mais plutôt sur la manière dont nous allons nous comporter pour faire face à ce qui arrive.  
  3. La confiance en soi est réaliste : elle se construit à partir d’une accumulation d’expériences et des résultats obtenus par le passé.  
  4. Elle est toujours spécifique : elle s’applique à un domaine particulier. Par exemple je n’aurai pas la même confiance en moi s’il s’agit de danser ou de chanter ! 
  5. Enfin, la confiance en soi est temporaire : elle évolue en fonction des expériences qui vont, soit l’atténuer voire la détruire, soit la renforcer.  

Appréhender ces cinq composantes de la confiance en soi permet de comprendre comment agir sur la nôtre ainsi que sur celle des autres. Plusieurs leviers en découlent :  

  • L’accumulation d’expérience : s’entrainer dans des domaines qui sont confortables pour soi permet de se donner un sentiment de sécurité.  
  • L’évaluation des résultats : il s’agit de tirer les leçons de ce que l’on a vécu afin de réaliser une auto-évaluation et de capitaliser sur nos réussites puis d’intégrer une méthodologie qui nous permette de les réitérer.  
  • L’innovation volontaire : se confronter à de nouvelles situations et sortir de sa zone de confort permet de s’entrainer à garder sa confiance en soi indépendamment du contexte. La confiance en soi devient alors un outil pour s’adapter à toutes les situations.  
  • Des risques calculés : si prendre des risques est formateur, risquer des échecs qui atteindraient notre confiance en nous serait contreproductif. Il s’agit de savoir doser le niveau de difficulté à affronter et y aller progressivement.  

Pour récapituler : comme pour tous les autres apprentissages, il faut graduer les obstacles pour progresser rapidement, ne pas rester limité à ce qu’on connaît déjà, mais ne pas se lancer aveuglément dans des situations trop difficiles en fonction des moyens dont nous disposons. 

L’estime de soi, un différentiel entre ce que je suis et ce que j’aimerais être

L’estime de soi repose sur un jugement de valeur, donc sur une auto-évaluation. Elle est, de fait, plus difficile à moduler. Elle repose sur un idéal que nous avons de nous-même et sur ce que nous voulons être et donner comme image aux autres. Elle se caractérise également à travers cinq dimensions : 

  1. l’apparence physique 
  2. les traits de caractère 
  3. les qualités et défauts 
  4. les compétences  
  5. les possibilités et limitations 

A partir de ces cinq critères, l’estime de soi est proportionnelle à l’écart qui existe entre le Moi Réel et le Moi idéal. Plus cet écart est grand, moins notre estime personnelle est élevée et inversement moins l’écart est important plus notre estime est haute ! 

Ainsi, l’estime de soi est fragile et changeante. Elle augmente à chaque fois que nous agissons en adéquation avec vos valeurs et diminue à chaque fois que nos comportements les contredisent. De fait, pour la travailler, il s’agit de se positionner comme un individu à part entière et d’agir conformément à nos valeurs.   

Agir sur l’adéquation entre nos agissements et nos valeurs pour valoriser notre estime personnelle ainsi qu’apprendre à construire factuellement notre confiance en soi sont des facteurs de réussite et de développement personnel importants. L’interaction entre les deux concepts et l’impact de l’un sur l’autre résident dans un travail quotidien entre mise en place d’objectifs réalisables et valorisation de nos réussites.  

Les bienfaits de travailler sur la confiance en soi et l’estime de soi
  • Se sentir bien dans sa peau, en phase avec soi-même et faire face aux difficultés
  • Mettre en place des relations épanouissantes avec son entourage
  • Se donner des objectifs atteignables et les atteindre !

.

Cet article Estime de soi et confiance en soi ou comment l’un influe sur l’autre… est apparu en premier sur Capite Corpus Le Blog.

Comment faire pour… penser en faisant preuve de flexibilité ?

mar, 03/07/2018 - 14:53
  1. Faire preuve de flexibilité dans sa manière de voir les choses et ouvrir son champ des possibles, c’est commencer avant tout par éviter de mettre des étiquettes. Apprenez à voir le monde comme une entité évolutive dans laquelle rien n’est figé.
  2. Travaillez la notion de « degrés » en réfléchissant à toutes les facettes possibles d’une personne ou d’un évènement. Cela vous apprendra à relativiser et à envisager toute éventualité de changement.
  3. Evitez de généraliser en valorisant le côté unique des personnes comme des moments que vous vivez : si une action révèle le trait de caractère d’un individu, soyez vigilant à ne pas le cataloguer sur la simple base de ce qu’il a fait. De la même manière, une situation témoigne toujours d’un contexte et pas d’un état de fait immuable. De la complexité et la richesse des possibles naissent l’ouverture et la flexibilité d’esprit !
  4. Acceptez-vous comme vous êtes… en identifiant toutes les facettes de votre personnalité et en développant votre potentiel de progression en fonction de chacune d’elles.
  5. Enfin, entraînez-vous à supprimer de votre vocabulaire les mots liés à la notion d’obligation. Les croyances liées à des verbes tels que « devoir » ou « falloir » enferment votre schéma de pensée dans un raisonnement rigide !

Cet article Comment faire pour… penser en faisant preuve de flexibilité ? est apparu en premier sur Capite Corpus Le Blog.